Barème des dégâts causés aux arbres – Stéphane Jouault

Barème des dégâts causés aux arbres – Stéphane Jouault

Conseil municipal du 21 Septembre 2021

Après l’édition de la charte de l’arbre, après la création du comité arbre, nous proposons par cette délibération d’adopter un nouveau barème de l’arbre. Celui-ci a été élaboré par plusieurs organismes comme Plante & Cité, dont la Ville administratrice, avec le concours de plusieurs collectivités dont Montpellier.

Il s’agit ici d’attribuer une valeur financière à tout dommage au patrimoine arboré du domaine public. En effet, si comme toute forme de vie, l’arbre n’a pas de prix, sa dégradation doit avoir un coût.

Ce barème en remplace un autre en mettant en avant de nouveaux critères tel que, par exemple, la biodiversité induite par la présence de tel ou tel arbre dans un lieu donné. La première conséquence concrète de ce nouveau barème est, en moyenne, de multiplier par deux, la valeur financière d’une dégradation.

Je vous conseille d’aller sur le site baremedelarbre.fr : vous pourrez vous « amuser » à évaluer la valeur de l’arbre du coin de votre rue. Il suffit de compléter différents items et vous aboutirez à un montant en euros pour cet arbre (ce qu’on appelle la VIE) puis à un montant pondéré pour tel ou tel type de dégradation (ce qu’on appelle le BIE).

J’aurais l’occasion bientôt de vous présenter un autre barème que le comité arbre est en train de finaliser. Il s’agit d’évaluer une compensation suite à l’abattage d’un arbre sur le domaine public ou privé. La question ici n’est pas financière, l’idée est de déterminer un projet de végétalisation qui pourrait compenser au mieux, en termes de biodiversité notamment, un abattage. L’idée est de sortir du 1 arbre abattu, 2 arbres replantés, ça n’a aucun sens.

Cela m’amène à un dernier point. Le patrimoine arboré du territoire de Montpellier est entré dans une période de mutation difficile. Les effets du dérèglement climatique sont déjà là. Les arbres ont subi en quelques années une succession d’aléas qui ont eu un très fort impact : les fortes chutes de neige début mars 2018, la vague de chaleur extrême en juin 2019 et cette année encore une forte sécheresse. Fin juillet il n’était tombé que 250 mm de précipitations, 250 l par m2. Quand on sait qu’un micocoulier de bonne taille consomme 200 l d’eau par jour…

A ces aléas climatiques s’ajoutent des maladies tel le chancre coloré du platane. Comme vous le savez sans doute déjà, le chancre coloré est présent sur plusieurs sites à Montpellier. Le canal du Midi l’a montré, la présence du chancre coloré est une catastrophe.

Cette maladie est incurable, la seule réponse est un abattage de tous les arbres dans un rayon de 30 à 50 m selon la situation. Tout cela est très encadré : c’est la DREAL qui détermine le plan d’abattage. L’objectif est d’éviter la propagation du champignon.

Vous trouverez prochainement sur le site de la Ville tous les éléments de diagnostic et les mesures préconisés par un écologue pour limiter l’impact sur la biodiversité présente dans ces arbres.

Mais face au chancre coloré, face aux conséquences du réchauffement climatique, nous construisons des réponses, nous avons des réponses. Deux mots résument notre stratégie de résilience pour Montpellier : expérimentation et diversification. Accompagnée par des scientifiques, Claire Atger et Yves Caraglio notamment, la Ville de Montpellier devient un laboratoire.

Expérimentation, diversification.

Diversification ? C’est tout simplement qu’il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier : nous arrêtons de planter les 3 ou 4 mêmes essences partout puisque nous ne savons pas encore précisément quelles sont les essences qui vont le mieux résister au changement climatique.

Expérimentation ? Pour diversifier, il faut essayer de nouvelles espèces. C’est par exemple le travail de Claire Atger pour la forêt urbaine qui va commencer à être plantée cet automne sur le site de Cambacérès. Des espèces issues d’autres régions au climat méditerranéen seront ainsi mêlées aux espèces de notre région.

Face à une situation difficile, c’est donc bien une véritable stratégie de résilience du patrimoine que nous mettons en place dans notre Ville. Le mot est malheureusement galvaudé mais il prend ici tout son sens.

[Via Occitanie] Un nichoir urbain pour protéger les espèces d’oiseaux en déclin

[Via Occitanie] Un nichoir urbain pour protéger les espèces d’oiseaux en déclin

Il fait 4 mètres de hauteur, est constitué principalement de bois et avec ses 25 nids, il accueille désormais les volatiles qui sillonnent la ville de Montpellier.

La mairie expérimente une première en France : un nichoir urbain doté en plus d’un composteur. Il vient à peine d’être installé au square Jean Monnet, situé dans le centre-ville. Le projet porté par la Jeune Chambre économique de Montpellier et la ligue de protection des oiseaux, doit permettre à des populations d’oiseaux en déclin, d’avoir des espaces mieux adaptés pour vivre en ville. « Depuis plusieurs années par exemple, la population des hirondelles à reculé de 30% », constate Anthony Gontier, membre de la Jeune chambre économique. « Donc le but de cette infrastructure c’est vraiment de reproduire au mieux les conditions de vie qui rassure les espèces menacées, comme les hirondelles ». Leur intégration est souvent mise à mal par la construction des nouveaux bâtiments d’après les associations de protection des espèces. Là-dessus la mairie de Montpellier le reconnait, il va falloir repenser la manière de construire les logements neufs. « Il faudra penser à des bâtiment avec des aménagement qui permettent l’installation de nids », précise Stéphane Jouault (EELV), l’adjoint au maire, en charge de la nature en ville. Ce projet de nichoir a coûté 25 000 euros à la Jeune chambre économique de Montpellier, il a été financé principalement par des partenaires privés.

[Notre Planète] Montpellier installe le premier nichoir composteur pour réintégrer les populations d’oiseaux en ville

[Notre Planète] Montpellier installe le premier nichoir composteur pour réintégrer les populations d’oiseaux en ville

La ville de Montpellier expérimente un matériel urbain innovant conçu par la Jeune Chambre Économique locale, composé d’une tour à oiseaux et d’un composteur. Le premier spécimen de ce « nichoir composteur » destiné à favoriser la biodiversité urbaine, vient d’être installé square Jean Monnet, en centre-ville.

Les milieux urbains souffrent d’une érosion des populations d’oiseaux et d’un manque cruel de biodiversité. L’hirondelle de fenêtre par exemple fait partie de la liste rouge des espèces menacées en France ; sa population a diminué de 30% sur une période de 12 ans. À l’écoute des besoins de son territoire et attachée aux objectifs de développement durable des Nations-Unies, la Jeune Chambre Économique de Montpellier a mis en place une commission de travail en 2019 baptisée Le Printemps des hirondelles. Ses travaux ont abouti à la conception d’un mobilier urbain novateur, avec le soutien expert de la Ligue de Protection des Oiseaux et des Compagnons du Devoir de Baillargues. « Le maire de Montpellier Michael Delafosse et son adjoint délégué à la Nature en ville et à la Biodiversité Stéphane Jouault ont très tôt soutenu notre initiative » précise Amandine Verdier, présidente de la JCE. « Ce projet pilote doit nous permettre d’en apprendre beaucoup sur les habitudes des oiseaux et notre capacité à intégrer la faune dans notre vie quotidienne. »

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[Actu.fr] Eco-pâturage : avec les moutons, plus « bêle » la ville

[Actu.fr] Eco-pâturage : avec les moutons, plus « bêle » la ville

Ce lundi, les élus ont accueilli les moutons ardéchois qui s’installent à Malbosc et Parc de la Lironde pour un éco-pâturage urbain de 4 mois. Une histoire à perdre « à laine ».

Par Gil Martin Publié le 8 Mar 2021

Depuis 2016, les moutons de la société ardéchoise EcoZone quittent les Cévennes pour Montpellier, où ils viennent passer 4 mois sur deux grands espaces verts, les parcs Malbosc (20 hectares) et de la Grande Lironde (4,5 hectares).

Solution verte 100% naturelle

Les paisibles ruminants sont préférés à la machine pour débroussailler… Une manière écologique d’entretenir la végétation appelée, en milieu urbain, l’éco-pâturage, solution alternative et propre à l’entretien mécanique des espaces verts et qui ne consomme pas d’énergies fossiles.

« Les animaux contribuent à la fertilisation naturelle des sols, sans pollution, sans bruit, sans consommation d’énergie fossile »Stéphane Jouault Adjoint au maire délégué à la nature en ville et à la biodiversité.

20 hectares tondus en 4 mois

Ce lundi 8 mars, Marjorie Deruwez, directrice d’EcoZone, lâche 148 moutons de diverses races (Mérinos, race Noire du Velay, Préalpes du Sud et Rava) sur la première des 25 parcelles découpées dans le vaste parc Malbosc. Les moutons passeront de l’une à l’autre à tour de rôle chaque semaine. En 4 mois, les animaux auront « tondu » la totalité des 20 hectares « pâturables » du parc.

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L’éco-pâturage: une opération écologique pour entretenir les espaces verts (video)

L’éco-pâturage: une opération écologique pour entretenir les espaces verts (video)

Lundi 8 mars 2021, pour une durée de 4 mois, une opération écologique d’éco-pâturage est lancée pour entretenir certains espaces verts de la ville Montpellier.

La ville organise pendant 4 mois sur les sites du parc Malbosc et du parc de la Grande Lironde, une opération d’éco-pâturage urbain avec un cheptel de 190 moutons de la société « ECOZOONE », une opération qui s’est révélée très appréciée des Montpelliérain-es les années passées.

Les moutons ont été accueillis à 12h au parc Malbosc dans le quartier Hôpitaux-Facultés, en présence de Marie MASSART, Adjointe au Maire déléguée aux politiques alimentaires et à l’agriculture urbaine et Stéphane JOUAULT, Adjoint au Maire, délégué à la nature en ville et à la biodiversité

L’ECO-PÂTURAGE : une solution 100% naturelle destinée à préserver et à sensibiliser à la biodiversité

L’éco-pâturage est une technique qui consiste à avoir recours aux animaux pour réaliser des travaux de débroussaillage et de fauchage, une solution alternative à l’entretien mécanique des espaces verts qui peut mobiliser des énergies fossiles. En effet, en broutant, les animaux réduisent les déchets liés à la tonte et contribuent de facto à une fertilisation naturelle des sols. La biodiversité s’en trouve ainsi préservée puisque la flore continue à se développer et à se diversifier. L’éco-pâturage s’inscrit dans un objectif de transition écologique poursuivi par la Ville de Montpellier et pour lequel elle a amorcé une série de mesures, notamment en vue de végétaliser Montpellier et d’offrir une meilleure qualité de vie aux citoyen-nes. Ainsi, la plantation de 1000 arbres au mois de novembre dernier comme la nouvelle charte de l’arbre et la création du Comité Arbre, constituent les premiers éléments concrets du plan d’actions ambitieux que porte la municipalité, qui vise la plantation de 50.000 arbres supplémentaires sur 10 ans.

19 hectares au total sont mis en éco-pâturage

Le parc Malbosc situé dans le quartier Hôpitaux-Facultés et le parc de la Grande Lironde situé au cœur de Port-Marianne, accueilleront pendant 4 mois, un troupeau composé essentiellement de 190 moutons de race Noire du Velay, Mérinos, Préalpes du Sud et Rava, gardés 24h/ 24 par des bergers professionnels. Ces moutons se déplaceront librement sur l’ensemble des sites pour procéder au débroussaillage des espaces.  
Écologique, cette opération sera également ludique et pédagogique puisqu’elle deviendra pendant ces 4 prochains mois, le support d’animations pédagogiques en direction des scolaires (si les conditions sanitaires le permettent). Afin de compléter les animations, les moutons seront rejoints par d’autres animaux herbivores : un âne, un cheval et deux poneys mini shetland.
 
Le parc de la Grande Lironde d’une superficie de 4 hectares accueille :
•    40 moutons de race race Noire du Velay, Mérinos, Préalpes du Sud et Rava
•    1 âne
 
Le Parc Malbosc d’une superficie de 15 hectares accueille quant à lui  :
•    150 moutons de race Noire du Velay, Mérinos, Préalpes du Sud et Rava
•    1 cheval
•    2 poneys mini shettlands

ECOZOONE : UNE TECHNIQUE D’ÉLEVAGE ET DE PÂTURAGE DANS LE RESPECT DE LA TERRE ET DU BIEN-ÊTRE ANIMAL

Depuis de nombreuses années Ecozoone s’évertue à améliorer sa technique d’élevage et de pâturage dans le respect de la terre et du bien être animal. Les animaux d’Ecozoone sont uniquement élevés pour l’éco-pâturage. Ces animaux ne sont pas des animaux d’élevage et sont impropres à la consommation et n’ont pour vocation qu’à pâturer des prairies.

Marie Massart et Stéphane Jouault au Prac Malbosc le 8 mars 2021