L’arbre veut retrouver toute sa place en ville. Christophe Ruiz – Ville et Métropole de Montpellier
Publié le 19/02/2021
Repensée, la Charte de l’arbre sert de texte de référence au nouveau Comité de l‘arbre, qui veut faire de la biodiversité une priorité de l’urbanisme.
Vingt-quatre ans, déjà ! En 1996, Montpellier avait été une des premières villes à se doter d’une Charte de l’arbre urbain. Mais avec le temps, celle-ci était un peu tombée aux oubliettes. Elle vient d’être repensée pour mieux coller aux problématiques actuelles.
« L’objectif, c’est de mieux prendre en compte la place de l’arbre et de la biodiversité dans les projets d’urbanisme », explique Stéphane Jouault, président du Comité Arbre qui vient d’être créé et s’est réuni pour la première fois ce lundi.
La richesse végétale doit être un élément structurant dans l’urbanisation
Ce Comité est composé de quatre élus, deux représentants d’associations (Les Écologistes de l’Euzière et la Ligue pour la Protection des Oiseaux Occitanie), et un membre du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement).
« Il a pour vocation de donner un avis sur tous les projets d’aménagement qui impacteraient le patrimoine arboré existant, en particulier sur le domaine public, mais aussi sur des terrains privés », explique celui qui est aussi adjoint délégué à la nature en ville et à la biodiversité.
« Son objectif, au-delà de la sensibilisation, est d’opérer un changement profond vers un urbanisme qui prend en compte l’existant. La richesse végétale doit être un élément structurant dans l’urbanisation. Il faut en permanence trouver un équilibre entre constructibilité et préservation des arbres. »
« Travailler en confiance avec les promoteurs »
« Nous commençons par travailler sur les grands projets où il y a un problématique arbre, comme les ZAC (zones d’aménagement concerté), pour voir s’ils sont adaptés. On veut aller au-delà du « un arbre coupé, deux arbres replantés » (de la précédente Charte). Car supprimer un micocoulier de cent ans pour mettre deux arbustes, ça n’a pas de sens. »
Sur le projet de Font Colombe, Stéphane Jouault est très clair : « c’est exactement l’opposé de ce qu’on veut promouvoir. De telles pratiques aujourd’hui à Montpellier, ce n’est plus possible. Ce qu’on veut, c’est travailler en confiance avec les promoteurs. Protéger le patrimoine arboré, cela passe aussi par le nouveau PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal). »
« Cette Charte et ce Comité constituent les premiers éléments du plan d’actions de la Ville : préserver le patrimoine arboré, et planter 50 000 arbres supplémentaires sur dix ans dans le cadre de forêts urbaines. »
L’élue écologiste Coralie Mantion est chargée de construire le PLUI de la Métropole de Montpellier. Un document important pour l’avenir de la collectivité.
Ce jeudi 18 février, Coralie Mantion a présenté les grandes lignes du Plan Local d’Urbanisme Interurbain aux 31 maires de la métropole de Montpellier. Un document important dans la perspective de répondre aux défis imposés par le changement climatique.
Ce PLUI Climat vise plusieurs objectifs que présente sommairement la déléguée à l’Aménagement durable du territoire, à l’urbanisme et à la maîtrise foncière : « La préservation de la biodiversité et des terres naturelles, la souveraineté alimentaire incluant la préservation des terres agricoles, la qualité de l’air, la conditionnalité de l’ouverture à l’urbanisation à des moyens de transport performants, la ville décarburée, la mixité fonctionnelle par quartier pour limiter les déplacements, adapter la ville au changement climatique et avoir un ratio positif de désimperméabilisation des sols… ».
Prendre de la hauteur
Si ces orientations sont destinées à répondre à l’urgence climatique, Coralie Mantion sait qu’il faudra faire face à « la problématique des nouveaux arrivants tout en maintenant l’esprit d’une ville accueillante ». Dans cette perspective, avec la contrainte de stopper l’étalement urbain, la 2e vice-présidente de la collectivité détaille : « Cela passe par une densification. Ce n’est pas un gros mot. Densifier cela ne veut pas dire bétonner mais prendre de la hauteur et préserver cette terre d’espace libre pour absorber les eaux de pluie, planter des arbres… Il y aura toujours 50% de pleine terre en dehors du centre-ville et des faubourgs mais on va prendre un peu plus de hauteur ».
Dix des douze élus à la Ville et à la Métropole réunis pour présenter les actions défendues. MIDI LIBRE – RICHARD DE HULLESSEN
Publié le 18/02/2021
Dix des douze élus du groupe Choisir l’écologie pour Montpellier étaient réunis.
« Si nous sommes là, c’est pour changer profondément la donne. Ceux qui voulaient que rien ne change ont déjà eu leur mandat, c’était le précédent. » Comme tous ses autres collègues élus, François Vasquez a laissé, pour un temps, sa délégation à la collecte et au tri, pour défendre les actions menées par le groupe Choisir l’écologie pour Montpellier depuis leur élection, en juin dernier, au sein de la majorité municipale et métropolitaine.
« On ne fait pas d’écologie sans les écologistes », a martelé Manu Reynaud. Le président rappelant que son groupe compte douze élus, dans une diversité des domaines. « Nous avons peu d’anciens élus dans cette majorité, c’est un renouveau. Et nous sommes aussi conscients d’être la génération des élus du Covid, avec une autre appréciation des choses », a avancé l’adjoint à la Ville apaisée.
« Nous sommes des partenaires exigeants »
« Depuis 2008, il n’y avait pas eu d’élu écologiste à Montpellier, a rappelé Coralie Mantion. Et cela se voit. Il y a une urgence à transformer la ville. Au final, toutes nos délégations couvrent une grande partie des compétences municipales. » Pour autant, rejoindre la majorité menée par Michaël Delafosse n’empêche pas le groupe Choisir l’écologie de garder des points de désaccord profonds, comme les projets de contournements routiers de Montpellier ou la création d’un nouveau stade de football : « On ne désespère pas de convaincre la Métropole de l’inutilité du Lien et du COM (Contournement ouest de Montpellier). Nous avons déjà obtenu qu’il n’y ait aucune participation financière de la Métropole. Et quand je vois l’avis du commissaire enquêteur sur le COM, avec de nouvelles études à prévoir et un financement à trouver, je n’y vois pas un avenir certain » , estime Manu Reynaud.
« Il y a un an ici, au club de la presse, on vous présentait la candidature de Coralie Mantion, » tête de liste pour les écologistes à Montpellier. Des Municipales agitées, souligne Manu Reynaud dans un sourire, mais des Municipales qui « ont abouti à une majorité dont nous faisons partie. Je dois vous le dire, je suis très fier d’être le Président de ces 12 élus au conseil municipal, 8 au conseil métropolitain, de ces 7 adjoints et des 2 vice-présidents sur des thématiques considérables. »
« À quoi servent les écolos…? »
Une introduction pleine d’énergie, lors de cette conférence de presse du mercredi 17 février, pour démontrer toute l’ambition « de faire changer les politiques publiques dans le cadre de cette majorité. » Direct, droit au but : « c’est quoi être écolo dans la majorité de Michaël Delafosse, et à quoi servent les écolos ? » Pas le temps de poser la question, le Président du Groupe « Choisir l’Écologie pour Montpellier » s’interroge tout seul.
« Si nous sommes là, c’est pour changer profondément la donne »
« Si nous sommes là, c’est pour changer profondément la donne. Et parfois, on aura des résistances parce que beaucoup sont un petit peu allergiques au changement. Mais à cela, on peut leur dire que : ceux qui voulaient que rien ne change ont déjà eu leur mandat, c’était le précédent, » précise François Vasquez, Conseiller municipal et 13e Vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole. Occasion de lui demander : alors quid, de l’influence de ce groupe au sein de la majorité ?
[VIDEO] François Vasquez, Conseiller municipal groupe « Choisir l’Écologie pour Montpellier » :
François Vasquez, Vice-Président de la métropole de Montpellier
« On ne travaille pas avec une majorité, avec uniquement des menaces de sortir de la majorité »
Les élus écologistes étaient là pour présenter les actions engagées, depuis ces six premiers mois de mandat, avec une conviction : « on ne travaille pas avec une majorité avec uniquement des menaces de sortir de la majorité, ça ne fonctionne pas comme ça ! » explique Manu Reynaud. « Moi je vois une certaine opposition […] crier en permanence sur des micro-sujets […] oui y a des sujets complexes […] Aujourd’hui, les objectifs sur lesquels on s’est engagés ensemble, et sous la direction de Michaël Delafosse, sont des objectifs sur lesquels on se dirige. »
En réunissant les journalistes, le groupe Choisir l’écologie pour Montpellier souhaitait après le changement de municipalité depuis juin dernier, répondre à une question posée par leur chef de file Manu Reynaud : « C’est quoi être écologiste dans la majorité de Michaël Delafosse ? ». Ne voulant pas apparaître comme une caution, tel que le décrivent leurs opposants, les douze élus tiennent à faire savoir : « On ne fait pas d’écologie sans les écologistes ».
Hommage à Maryse Ruban
Adjointe au maire de 2001 à 2008 sous Georges Frêche et Hélène Mandroux, Maryse Ruban, écologiste, déléguée aux Droits des Femmes, est décédée lundi 15 février. « C’est quelqu’un qui a beaucoup compté dans cette aventure qui avait été celle des écologistes au sein de cette majorité » a salué Manu Reynaud. L’occasion pour le chef de file des écologistes de Montpellier d’une comparaison : « On n’est plus dans la même époque, dans la même histoire. Ce n’est plus la même façon d’appréhender les choses. Nous sommes réellement sur une refondation dans une majorité qui n’a pas été acquise sur un rapport de force uniquement numérique mais sur une majorité construite ».
Douze élus dans la majorité
Le chemin aura été périlleux pour accéder à la mairie de Montpellier. Une campagne longue et compliquée – presque une habitude chez les écologistes – qui les aura vu passer de favoris à colistiers de Michaël Delafosse avec en conclusion la victoire du socialiste. Alors si les Écolos n’ont pas gagné, Manu Reynaud est aujourd’hui très heureux de figurer dans la majorité. « Je suis très fier d’être le président de ce groupe de douze élus au conseil municipal et huit au conseil de métropole », se félicite-t-il.
Avec humour, il élude d’emblée : « On ne parlera pas de marge de progression, de points de vigilance et de temporalité ». Six mois après l’élection, le chemin est encore long vers la transition écologique tant annoncée, mais, le président du groupe assure : « Nos élus sont des gens qui travaillent, qui s’occupent des dossiers. Nous sommes à un changement de paradigme total » et de souligner quant au poids du groupe : « On représente un quart de la majorité et tous ont des délégations en capacité de changer les politiques publiques ».
À la Ville ou la Métropole, les élus écologistes ont en charge mobilités, urbanisme, alimentation, gestion des déchets, végétalisation, emploi, égalité et droits des femmes, commandes publiques…
« Les écologistes connaissent les solutions »
Un vrai changement, car il n’y avait plus d’élus écologistes aux responsabilités à Montpellier depuis 2008. « Cela s’est senti. Aucune vraie mesure n’a été prise depuis, qui aurait permis de préparer la ville au dérèglement climatique, alors qu’il y a urgence », juge Coralie Mantion qui rafraîchit les mémoires : « C’est grâce aux écologistes en 2001 avec Nicole Stamm que la ligne de tramway a vu le jour. Cela montre que depuis très longtemps les écologistes connaissent les solutions et les mettent en place, quand ils sont aux manettes » ou encore le raccordement du parc Méric au Lez.
Le sud du quartier de la Mosson fait partie du nouveau programme de renouvellement urbain.
Une nouvelle « polarité commerciale » va voir le jour au sud du quartier de la Mosson. Alors que cette zone de Montpellier fait partie du nouveau programme de renouvellement urbain, cette opération porte sur « environ 3730 m² de surfaces utiles de commerces, qui seront localisés au sein de trois nouveaux îlots situés de part et d’autre du nouveau cours paysager Mosson Sud, et à proximité immédiate de l’arrêt de tramway « Stade de la Mosson » », a détaillé Coralie Mantion, lors du dernier conseil de Métropole.
Le projet se développe selon un calendrier qui verra les commerces ayant vocation à être relocalisés à la suite des démolitions, être transférés dans les rez-de-chaussée de deux premiers îlots construits en 2023 et 2024.
c’est une nouvelle étape dans la restructuration de ce quartier qui a trop longtemps été abandonné
La seconde phase proposera une « nouvelle offre commerciale sur deux îlots en 2026 et 2027 ». Pour la vice-présidente en charge de l’Urbanisme, « c’est une nouvelle étape dans la restructuration de ce quartier qui a trop longtemps été abandonné ».
Cette nouvelle polarité commerciale, qui a pour objectif de favoriser la mixité en entraînant des consommateurs d’autres quartiers vers cette zone, représente un investissement de 8 871 290 € HT (2 965 758 € pour la Métropole entre 2023 et 2027 4 327 830 € de l’Agence nationale de la cohésion des territoires et 1 457 200 € l’Agence nationale pour la rénovation urbaine).
Bonjour, Une question, donc la ligne bleu pleine ça montre les tronçons qui passent de voies vélos, vers voies partagées…
Beau projet !!!! Charte Que l’on pourrait promouvoir auprès des entreprises d’élagage et des services municipaux délivrant les autorisations de…
Accrochons nous (aux branches), les promoteurs sont coriaces ! Espérons aussi que la taille des arbres sera moins draconienne en…
Bonjour, Je me permets de réagir sur la Stratégie Mobilité 2025 qui prend la population dans son ensemble sans faire…
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