[Conseil Municipal] 14/06/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

[Conseil Municipal] 14/06/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

Les principaux dossiers à l’ordre du jour de ce Conseil :

Affaire n°2 – Projet « Territoire Zéro Chômeur de longue durée » – Présentation de Mustapha Laoukiri

« Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. »

C’est en partant de ce principe énoncé dans le préambule de la Constitution de 1946, que le projet « Territoires zéro chômeur de longue durée » a été imaginé et élaboré. Il s’appuie sur la combinaison de six principes fondamentaux :

  • L’exhaustivité territoriale : un emploi doit pouvoir être proposé à toutes les personnes privées durablement d’emploi volontaires du territoire. Les personnes concernées par l’expérimentation sont les demandeurs d’emploi, quel que soit le motif pour lequel leur contrat de travail a pris fin, qu’elles soient inscrites ou non sur la liste établie par Pôle emploi. Elles doivent être privées d’emploi depuis plus d’un an et domiciliées depuis au moins six mois dans l’un des territoires participant à l’expérimentation.
  • L’embauche non sélective : l’emploi est produit en fonction des savoir-faire, des envies, des possibilités des personnes et de leur date de candidature.
  • La qualité de l’emploi : l’objectif est double. Apporter d’emblée une sécurité à ceux qui subissent le plus durement la pénurie d’emploi avec le recours au CDI. Permettre à chacun d’être acteur de l’animation de l’entreprise à but d’emploi (EBE).
  • L’emploi à temps choisi : les personnes embauchées choisissent leur temps de travail.
  • L’emploi-formation : l’emploi proposé aux personnes doit leur permettre d’acquérir de nouvelles compétences. Le caractère formateur de cet emploi doit donc toujours être garanti : montée en compétences sur un poste de travail donné, mobilité professionnelle au sein de l’entreprise, formation continue…
  • La création nette d’emplois : les EBE doivent s’attacher à proposer des emplois supplémentaires sur le territoire en articulation avec le tissu économique local.

En ce sens, le projet national « Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée » porté par l’association TZCLD est une solution innovante dans la lutte contre le chômage.

Après une première expérimentation lancée sur 10 territoires par la loi du 29 février 2016, une nouvelle loi du 14 décembre 2020 étend l’expérimentation qui bénéficiera à 50 nouveaux territoires au moins. Après parution du décret d’application de la loi, un appel à projet national sera lancé au courant du second semestre 2021.

La Ville de Montpellier souhaite donc s’engager dans cette démarche et préparer une future candidature portant sur un quartier prioritaire de la Politique de la Ville. Un travail partenarial permettra à la commune et aux partenaires qui la rejoindront de co-construire un nouvel outil de lutte contre le chômage de longue durée. 

Il viendra compléter les politiques publiques menées actuellement en matière d’emploi, d’insertion et de cohésion sociale avec l’Etat, le Conseil Régional, le Conseil Départemental et le Service public de l’emploi.

Afin de participer à la dynamique nationale de l’expérimentation et disposer de retours d’expériences et d’un accompagnement, la Ville de Montpellier adhère à l’association « Territoires zéro chômeur de longue durée ».


Affaire n°5 – Avis sur le projet de pacte de gouvernance de Montpellier Méditerranée Métropole – Intervention de Stéphane Jouault

Chèr.e.s collègues,

Je ne m’attarderai pas sur le contenu de ce pacte de gouvernance. Ce texte s’efforce au mieux de garantir le fonctionnement institutionnel de la Métropole dans le cadre prévu par la loi. Mais c’est justement cette loi qui pose une difficulté majeure. Elle n’est pas adaptée à la réalité des métropoles en général, et de la nôtre tout particulièrement.

Comme le rappelle le pacte, la Métropole de Montpellier est l’une des plus intégrées de France, les compétences déléguées par les communes couvrent un large champ des politiques publiques locales. Et c’est tant mieux pour leur nécessaire cohérence entre les 31 communes. La Métropole est bien l’échelon pertinent dans de nombreux domaines.

Pourtant, la loi actuelle ne permet pas d’éviter à coup sûr que cette cohérence ne soit battue en brèche par les tentatives des communes de faire valoir des intérêts particuliers comme on l’a beaucoup vu par le passé. Le pouvoir des communes au sein de la Métropole est d’ailleurs d’autant plus étonnant que, la Ville de Montpellier mise à part, leurs représentants et représentantes ne sont pas élu.e.s sur un programme pensé à l’échelle métropolitaine.

Pourtant le fonctionnement actuel de la métropole donne non seulement une place prééminente aux communes, plus encore, elle réduit le poids légitime de la ville-centre qui n’est alors qu’une commune parmi d’autres. La 4ème de couverture du Pacte de gouvernance est en l’illustration : le logo de la Ville de Montpellier est perdu au milieu des autres alors qu’elle représente les deux tiers des habitants.

Le pacte de gouvernance est certes un progrès qu’il faut saluer mais il faut changer la loi. Les élu-es métropolitain-es doivent à l’avenir être élus dans le cadre d’un scrutin spécifique métropolitain. C’est à cette condition que l’intercommunalité sera un véritable espace de solidarité, que la tentation du « chacun pour soi » sera dépassée.

Faire métropole ce n’est pas seulement partager des biens et des moyens.

Faire métropole c’est d’abord partager des objectifs communs et des valeurs communes.

La métropole est un territoire de politiques publiques. C’est donc un instrument politique. Ce n’est ni une copropriété ni un syndicat !


Affaires n°6 – Charte de l’évènementiel responsable – Présentation de François Vasquez

Pour accompagner la transition écologique, Montpellier soutient la Métropole dans son objectif de réduction de 40% des ordures ménagères résiduelles produites sur le territoire (objectif 2024).  La Ville entend également favoriser une alimentation locale et de qualité, en soutenant les circuits courts et les produits issus de l’agriculture biologique.

Chaque année, la Ville accueille de nombreux évènements et manifestations sur la voie publique dont certains sont particulièrement emblématiques, régionalement et nationalement, et peuvent ainsi rassembler des milliers de participants.  La Ville prête également des salles dont elle est propriétaire, du matériel, et verse des subventions pour l’organisation d’évènements sur son territoire. 

Dans l’objectif d’un effort collectif et partagé, il est essentiel que les évènements se déroulant sur la voie publique, ou dans des salles publiques prêtées par la collectivité, s’engagent dans une telle démarche écologique.


Affaires n°14 – Montpellier Grand Cœur, engagement d’une nouvelle campagne d’aide à la rénovation des devantures des locaux d’activités de 2021 à 2026 – Intervention de Bruno Paternot

M. le maire, Cher.es élu.es,

La qualité de l’environnement visuel est un axe important de notre majorité. Il me semble qu’il y a peu d’autres collectivités qui ont désigné des élus à « l’embellissement de la ville » ou encore à « l’esthétique lumineuse » et sonore.

La beauté de la ville passe d’abord par une collectivité exemplaire : ce que nous mettons en place. Une collectivité qui ne mégote pas sur la qualité des matériaux, qui fait appel à des artistes pour collaborer à la rénovation de la ville, qui plante arbres et fleurs partout… Et ceci dans toute la ville. Ous travaillons sur les sites remarquables mais ferons en sorte qu’on remarque tous les sites, de la Paillade à Odysseum, de Celleneuve aux Aubes. Durant le mandat, la qualité du paysage urbain s’étendra partout, en partenariat avec chaque adjoint et adjointe de quartier. Montpellier, ville aux multiples facettes va se rénover sur elle-même, quartier par quartier. Nous travaillons avec Laurent Nison à une continuité et une logique par quartier, à une écologie de la relation qui fait en fonction du réel. A la carte nous préférons le territoire. A la simulation sur un ordinateur nous préférons le terrain. Pas de globalisation sur toute la ville, mais une réflexion de cohérence parce qu’on ne vit pas de la même façon à Figuerolles ou à Mabosc, au Millénaire ou dans l’écusson. Chaque quartier, chaque facette à son identité. Et une ville boule à facette, pour un élu à l’ambiance sonore, forcement, ça ne peut que me faire plaisir !

Outre les bâtiments publics, nous aidons donc les bâtiments privés à se mettre aux goûts du jour. Un de nos objectif est bien d’expliquer que : visible ne veut pas dire moche. Résilient ne veut pas dire triste. Élégant ne veut pas forcément dire couteux.

Ces aides seront conditionnées au fait d’être plus résiliant : pas de pollution lumineuse, pas de nuisances sonores, des enseignes sans excès nous en reparlerons tout à l’heure.

Il s’agit, en un mandat (et ça va très vite) d’être capable de définir ce que sont les imaginaires des villes.

« Tous les chemins vont vers la ville.

Ce sont des ponts tressés en fer

Jetés, par bonds, à travers l’air;

Ce sont des blocs et des colonnes

Que dominent des faces de gorgones;

Ce sont des tours sur des faubourgs,

Ce sont des toits et des pignons,

En vols pliés, sur les maisons;

C’est la ville tentaculaire, »

L’extrait de ce poème d’Émile Verhaeren date de 1895, cette image, cette symbolique de la ville tentaculaire doit rester dans notre héritage, rester au début du 20e siècle d’Apollinaire ou de Prévert et nous devons rénover les imaginaires. « Nous », c’est la collectivité, mais aussi les commerces, les habitants et habitantes, les entreprises.

Tout mon travail sur l’esthétique lumineuse sera de reprendre le titre du livre de Richard Bohringer : « c’est beau une ville la nuit » mais aussi d’affirmer en tant que délégué à la qualité de l’environnement visuel que : « c’est beau ma ville le jour. »


Affaires n°18 – Création du Collectif Gisèle Halimi pour l’égalité entre les Femmes et les Hommes à Montpellier – Présentation de Fatma Nakib

La Journée internationale des droits des femmes, du 8 mars dernier a été l’occasion de valoriser l’implication quotidienne des associations engagées pour les droits des femmes (CIDFF34, MFPF34, Citoyennes Maintenant!, Osez Le Féminisme 34, Nous toutes 34, etc.) et de rendre hommage à Gisèle Halimi, avocate et fervente défenseuse du droit des femmes, figure emblématique de combats féministes, décédée l’an passé.

Pour donner plus de visibilité et d’ampleur aux engagements féministes, les représentant-es de la Ville et des associations ont décidé de créer le Collectif Gisèle Halimi, un espace de concertation et de coordination territoriale, dédié aux droits des femmes, et plus spécifiquement à la lutte contre les violences faites aux femmes. 

Dans sa première année de fonctionnement, le Collectif Gisèle Halimi accueillera, sur la base du volontariat :

  • des représentant-es des associations féministes et féminines de Montpellier,
  • des représentant-es des partenaires institutionnels, notamment des services de l’Etat (tels que la Direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité – DRDFE),
  • des personnalités qualifiées.

Il se réunira en formation plénière une fois par an et fonctionnera en commissions thématiques le reste de l’année. La première année d’exercice permettra d’affiner les modalités d’organisation et la composition du collectif. 

Avec cette initiative originale, la Ville de Montpellier entend renforcer son action pour les droits des femmes et favoriser les coopérations entre l’ensemble des acteurs mobilisés.

Affaires n°44 – Taxe Locale sur la Publicité Extérieure (TLPE) – Présentation de Bruno Paternot

Depuis 2 ans, les tarifs de la Taxe Locale sur la Publicité et les Enseignes (TLPE) n’avaient plus été mis à jour. C’est chose faite et ces tarifs (règlementés par l’Etat) ont été portés à leur maximum pour les grosses surfaces. Ainsi, nous préservons le commerce local/indépendant, en facturant de façon plus importante les enseignes internationales.

[Conseil de Métropole] 07/06/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

[Conseil de Métropole] 07/06/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

Ce lundi 7 juin, le Conseil Métropolitain faisait son retour en présentiel avec un jauge limitée par respect des mesures sanitaires encore en vigueur.


Affaire n°2 – Révision du Plan Climat en Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) métropolitain / Stratégie Neutralité Carbone 2050 et orientations – Intervention de François Vasquez

Voir l’intervention de François Vasquez en video:

« Nous avons souvent exposé ici la politique « zéro déchet », je ne reviens pas sur le fait essentiel qui est de modifier les comportements des habitant-es vers la prévention et vers le tri à la source.

Je m’attarde une seconde sur l’objectif fixé de -40 % d’ordures ménagères résiduelles pendant ce mandat à la fin 2024. Vous avez entendu parler de mi-mandat; or le problème du mi-mandat, c’est que la pénalisation due à la période du Covid a été extrêmement préjudiciable à la mise en place déjà opérationnelle de notre politique. Alors je tiens quand même à rassurer tout le monde: la courbe sera exponentielle; mais ça démarre plus doucement, car il faut tout installer. Nous avons des obstacles juridiques, des obstacles techniques. Mais la volonté y est, et les résultats seront. C’est pour ça que j’annonce ici « fin 2024 » pour nos -40% qui sont un objectif chiffré et transparent puisque, je le rappelle, ce sera le tonnage OMR entrant à Ametyst, autrement dit, objectivable par chacun-e.

  • la mise en place de la tarification incitative
  • un plan « zéro plastique »
  • le développement des filières de réemploi local des déchets valorisés pour une économie circulaire
  • accompagner tous les professionnels vers la prévention et le tri (c’est déjà en œuvre et ça marche dans les zones d’activité économique)
  • être exemplaire au sein de l’administration dans la réduction et le tri des déchets.

Ça c’est pour le mandat. Notre objectif bien sûr, à l’horizon 2030, ce sera 80% de déchets recyclés ou valorisés. Et j’espère, avant 2050 avec cette dynamique, le « zéro déchet » total non valorisé ou recyclé. »


Affaire n°5 – Création d’une police métropolitaine des transports et intervention de Bruno Paternot

Voir en vidéo l’intervention de Bruno Paternot en séance:

Ce que prévoit la délibération adoptée par le Conseil :

Afin d’accompagner ces changements majeurs à l’échelle métropolitaine, de conforter la politique des mobilités engagée, et de garantir une qualité de service à chaque usager, il apparait nécessaire de renforcer la sécurité dans les transports en commun, notamment au sein des axes structurants, par la création d’une police métropolitaine dédiée.

La Police Métropolitaine des Transports se verra attribuer les missions principales suivantes:

  1. Renforcer le niveau de réponse opérationnelle aux situations d’incivilités, de délinquance sur le réseau de transport en commun, notamment les violences faîtes aux femmes;
  2. Assurer une présence effective et visible d’agents de police en uniforme afin de rassurer les usagers d’une part et de dissuader les actes délinquants d’autre part;
  3. Soutenir les personnels de la société d’exploitation dans l’exercice de leur mission de service public,en complément des moyens déployés par le transporteur en matière de médiation, de prévention,d’intervention et de vidéo protection;
  4. Contribuer à la mise en œuvre d’une action de sécurité dédiée aux transports en complémentarité avec les forces étatiques (gendarmerie, police), les communes (police municipale, médiation),l’opérateur de transport;
  5. Apporter un appui occasionnel et ponctuel au bénéfice des communes membres de l’EPCI dans le cas de manifestations exceptionnelles ou évènements majeurs en vertu de l’article L. 512-3 du Code de la sécurité intérieure.

Pour ce faire le nombre d’agents de police à recruter est porté à 42 agents. Les horaires de service de cette unité sont préfigurés 7 jours sur 7, avec une montée en puissance du mercredi au samedi inclus de 14h à minuit, représentant les créneaux identifiés de forte fréquentation et de niveau de faits d’insécurité.


Affaire n°15 – « Charte de l’événementiel responsable », intervention de Catherine Ribot

« Cette charte de l’événementiel responsable s’impose maintenant, avec la reprise des manifestations touristiques et des activités culturelles, après cette période sombre, cette période triste, cette épidémie de Covid qui nous a frappés ces derniers mois. Effectivement, il était indispensable de marquer le fait que l’après 3ème vague ne pourrait ressembler au monde d’avant. Les habitudes doivent changer, car nous avons tous conscience des dangers de nos négligences.

Mais bien évidemment, cette charte de l’événementiel n’est précisément que la charte de l’événementiel. En aucun cas ce texte ne prêtant encadrer ce qui devrait être l’éco-responsabilité de la collectivité, l’éco-responsabilité en matière de services publics, en matière d’administration, en matière de commande publique, l’éco-responsabilité dans les domaines social, culturel, sportif, mais aussi de l’aménagement, de la construction, des travaux… Cette éco-responsabilité sera notamment précisée: ses caractères seront établis après qu’aura été dressé l’état des efforts, l’état des dynamiques, qui sont déjà engagés par les services de la Métropole en matière de mobilités, d’éclairage, d’ambiance sonore, d’énergie, d’assainissement, de déchets, d’utilisation des ressources, en matière d’alimentation et dans bien d’autres domaines encore. »

Voir l’intervention de Catherine Ribot en séance (vidéo):


Affaire n°28 – Intervention de Bruno Paternot sur l’élaboration du Plan Lumières de la Métropole

Voir l’intervention de Bruno Paternot en séance (vidéo) :

« Je m’exprime ici à 4 voix. Celles de Frédéric Lafforgue, d’Isabelle Touzard et d’Agnès Saurat m’accompagnent sur cette délibération.
Le Comité Lumière permet à des élu.es de territoires, de sensibilité, d’histoires différentes de travailler main dans la main (mais tout en respectant les gestes barrières) pour un plan lumière que nous vous présenterons au fils des conseils.

En France aujourd’hui, nous changeons de paradigme. On passe d’une politique de l’offre (des éclairages tant qu’on peut, tant qu’on veut) à une politique du besoin (où il faut et quand il faut). Où il faut et quand il faut.

Nous avons 2 responsabilités :
– aujourd’hui 62% des enfants des villes n’ont jamais vu la voie lactée. Notre avenir n’a pas accès aux étoiles. Ce lien qui a battis les rapports entre nous, notre planète et le cosmos n’existe pas si on a jamais vu les étoiles lors d’une très belle nuit. Comment les Petits Princes du XXIe siècle peuvent-ils visiter les étoiles s’ils ne les voient même pas ?
2e responsabilité :
– Notre halo lumineux a un rayon de 100km. Dans la 7e métropole de France, nous jetons donc nos déchets lumineux dans le jardin des voisins. Et il se trouve qu’un de ces voisins est le Parc National des Cévennes et sa Réserve Internationale de Ciel Étoilé (RICE). Il n’y a que 15 RICE au monde, 15. Dont 1 dans notre région, et qui risque de perdre son label mondial en raison de notre pollution lumineuse.
Mais nous avons une belle opportunité : contrairement à d’autres pollutions, il suffit d’éteindre et c’est fini.
Éteindre oui, mais pas partout et pas tout le temps. Il faut bien sûr des endroits de fête et donc d’éclairages.
Pour éclairer « où il faut et quand il faut », nous avons émis 2 priorités :
– Travailler ensemble : la voirie, la biodiversité, la sobriété, l’esthétique. Et je salue ici les services qui croulent sous les demandes et qui bouleversent leurs habitudes avec une professionnalisme qui éblouit (si je puis dire). Nous menons un travail complexe qui allie économies d’énergie, économies financières, innovations scientifiques, sécurité, qualité de l’environnement visuel, préservation de la biodiversité et j’inclus l’humain dans la biodiversité.
2e tâche :
– Écouter tout le monde. Les spécialistes et les experts, certes. Mais aussi les concerné-es, écouter les citoyens et les citoyennes, écouter les associations, écouter les scientifiques.
Faire des choix éclairés (si je puis dire) et en connaissance de causes.
Dans cette délibération, il s’agit de vous proposer un partenariat avec la recherche public, les entreprises et les associations. C’est un montage inédit, sur des sujets inédits qui serviront pour toutes les autres métropoles de France. En tant que coordinateur des élu.es aux pollution sonores de la FEVE, je peux vous dire que mes collègues de Nancy ou de Marseille par exemple attendent avec impatience la partie qui traitera de l’acceptabilité sociale de l’extinction.
Je remercie ici d’ailleurs les maires qui ont accepté les projets pilotes et innovants comme à St-Jean-de-Vedas ou Prades-le-lez.

Nous allons demander aux entreprises, aux associations et à l’INRAE d’étudier concrètement le territoire afin de nous dire par où passent les animaux vespéraux, crépusculaires ou nocturnes. Parce que si on éteint sur un chemin et que les chouettes passent naturellement juste à côté, ce ne serait pas très brillant (si je puis dire).
C’est donc en fonction de la réalité du terrain que nous allons élaborer les trames noires dans le plan lumière, en prenant le temps pour le faire bien.
L’INRAE va regarder plus spécifiquement 2 espèces : les chauves-souris et les vers luisants. On pourrait dire une espèce parapluie et une espèce loupe. Si vous protégez les chauves-souris, vous protégez toute une série d’animaux qui se trouvent en dessous, comme avec un parapluie. Et si on pose notre loupe sur les vers luisants qui disparaissent les premiers, c’est que nous sommes sur le bon chemin.
Qui ne veut pas du retour des lucioles ? Pasolini pleurait déjà dans les années 70 leur disparition à cause du « comportement imposé par le pouvoir de la consommation qui remodèle et déforme la conscience ». Nous avons la responsabilité de jeter notre corps dans la bataille et dans le plan lumières, le plan « petites lumières », lucciole, en italien. »

[Conseil de Métropole] 07/06/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

Les affaires du prochain Conseil de Métropole

La prochaine séance du Conseil métropolitain se tiendra le lundi 7 juin à partir de 9h30.
Elle sera retransmise en direct sur le site de la métropole.

Depuis le début du mandat, le groupe des élu-es écologistes met à disposition des Montpelliérain-es l’ordre du jour et les projets d’affaires soumis au vote des membres du Conseil.
 Retrouvez en ligne :

[Conseil Municipal] 12/04/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

[Conseil Municipal] 12/04/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

Les textes complets des affaires de ce conseil municipal sont téléchargeables ICI.

Liste des affaires et interventions des élu-es écologistes:


Affaire 10 – Développement de l’habitat intercalaire en faveur de personnes en difficulté (Intervention de Stéphane Jouault)

Je tiens simplement à rappeler l’attachement du groupe Choisir L’Écologie au développement de ces projets d’habitats intercalaires. Il faut quand même rappeler qu’on part de très très loin, c’est donc un réel progrès. Et c’est la condition nécessaire de l’accès au droit des personnes vivant en squats et bidonvilles. Nous nous réjouissons donc de la mise à disposition de ces trois maisons et du soutien financier de la Ville de Montpellier.


Affaire 11 – Convention de don de protections périodiques au Collectif Montpelliérain de lutte contre la précarité menstruelle (Intervention de Fatma Nakib)

Selon l’association « Règles Élémentaires », ce sont aujourd’hui 1,7 million de femmes qui sont victimes de cette précarité menstruelle en France.
Mise en lumière par la crise sanitaire, la précarité étudiante comprend aussi le sujet des protections périodiques. Près d’un tiers des étudiantes auraient besoin d’un soutien financier pour s’en procurer pendant leurs règles. Le gouvernement a annoncé, le 23 février 2021, la gratuité des protections hygiéniques pour ce public d’ici la rentrée prochaine. L’université de Montpellier, par le service de prévention santé, avait déjà devancé ces mesures gouvernementales et à Montpellier, le planning familiale et l’association « Les Invisibles » ont commencé collectes et distributions depuis plusieurs mois voire années. En effet ce phénomène ne touche pas que les étudiantes, mais de nombreuses femmes en situation de précarité ou pauvreté.
La ville de Montpellier souhaite amplifier ce mouvement aux côtés des associations, dans l’attente de la loi pour une égalité réelle à ce sujet. Pour l’heure il s’agit d’un don, et nous espérons poursuivre plus avant cette opération en apportant notre soutien aux associations sous diverses formes.
Des serviettes et tampons seront accessibles gratuitement à celles qui en ont besoin. L’objectif est double : garantir et faciliter l’accès aux protections périodiques et contribuer à « lever le tabou des règles ».
Nous veillerons également à ce que les produits distribués soient les plus éco-responsables possible, en fonction de la situation de chacune, des produits ré-utilisables seront proposés.


Affaire 12 – Plan d’actions égalité professionnelle femmes- hommes (Intervention de Fatma Nakib)

Cette délibération représente une vraie collaboration entre les services de la cohésion sociale et des ressources humaines.

L’enjeu principal de cette délibération et de ce plan, c’est surtout la concertation qui est au coeur de ses ambitions et qui est une condition nécessaire à la réussite de ce projet. L’élaboration de ce premier plan (parce que c’est un premier plan) repose sur les échanges avec les agents de la collectivité et avec les élu-es avec lesquels nous souhaitons que des actions objectivées soient pilotées par la direction des Ressources Humaines. Cette concertation est nécessaire aux futures étapes en cours d’élaboration pour engager l’ensemble des directions de la collectivité dans la labellisation AFNOR en faveur de l’égalité et la diversité professionnelle. Je tiens à souligner que, au delà de ce plan, les engagements de la ville dépassent la collectivité et j’en veux pour preuve l’affaire 38 « Dénominations voies et des espaces publics » présentée ce jour. Elle est limpide en ce qui concerne la volonté politique. Il s’agit de rattraper un retard patent en ce qui concerne la présence des femmes dans l’espace public, mais aussi de marquer la diversité culturelle ciment de notre société du vivre ensemble.

Pour nous, il est essentiel que tous les services puissent participer. A chaque étape, nous avons soumis nos propositions et nous les avons amendées dans le cadre des Comités Techniques. Ce plan est en bonne voie, le questionnaire est lancé auprès des agents de la collectivité dont nous étudions actuellement les réponses.


Affaire 16 – Lutte contre la LGBT+ phobie – Convention avec l’association « FLAG! » (Intervention de Fatma Nakib)

Flag! Cette application est un outil très complet pour lutter contre la haine LGBT+. Je tiens à saluer ici la collaboration entre les services et élu-es pour permettre l’installation de cette application (et en particulier le CLSPD), facile d’utilisation pour la protection et la facilitation des signalements de violences commises dans l’espace public comme dans la sphère familiale. Il est important de noter que tout un chacun peut se saisir de cette application, pour apporter un témoignage, déposer une pré-plainte ou encore contacter les secours.
Cette application est complémentaire de l’application App’Elles lancée en collaboration avec l’État le 8 mars dernier et nous travaillons également à la création de zone refuges dans le centre de la ville et les quartiers périphériques de l’Écusson de manière à apporter aux femmes et aux victimes de LGBT+ phobies des espaces pour se sécuriser dans un lieu bienveillant et sans discrimination, dans l’attente de l’arrivée des secours.


Affaire 20 – Convention entre la Ville de Montpellier et la SPA, relative à la mise en place du contrat de garde (Présentation d’Eddine ARIZTEGUI)

La législation prévoit que certains chiens dits « dangereux » soient classifiés en première catégorie, ils sont alors considérés comme chiens d’attaque, ou en deuxième catégorie considérés comme chiens de garde et de défense.
L’objectif de la législation était notamment de limiter le nombre de chiens de première catégorie, en interdisant leur acquisition, leur cession à titre gratuit ou onéreux, ou leur introduction sur le territoire national.

Cette législation a répondu à une polémique concernant des morsures de chiens alors que de nombreux vétérinaires étaient opposés à une classification raciale. Le comportement d’un chien correspond en grande partie à la manière dont il a été éduqué, qui dépend du comportement de son propriétaire. La législation permet toutefois à une municipalité de céder les chiens de première catégorie qu’elle aurait récupérés à des associations de protection animale disposant d’un refuge.

Donc avec cette convention, la SPA de Montpellier accepte de récupérer la propriété de ces animaux et de leur trouver un « gardien ». Un contrat de garde est alors passé entre la SPA et le gardien, la personne assure la garde de l’animal en respectant les obligations légales alors que la SPA en reste propriétaire. C’est un moyen de sauver ces animaux qui ont besoin d’un foyer aimant.

Nous profitons également de la présente convention pour cadrer les transferts d’autres types de chiens récupérés par le SVPEU au refuge de la SPA.

Pour répondre à Mme Doulain, cette convention montre bien que la SPA récupère des animaux (elle n’est pas obligée de le faire) pour les sauver et leur éviter d’être euthanasiés comme c’est souvent le cas de par leur race. Il y a une réelle volonté de la SPA de protéger le maximum d’animaux et de les sauver. Il faut prendre garde à la politisation de certains sujets comme c’est le cas actuellement.


Affaire n°39 – Mise en œuvre de la commission de sélection pour l’attribution des chalets de Noël (Intervention de Celia Serrano)

Je m’associe pleinement à Mr Chartier, pour construire la grille d’analyse qui va concerner la sélection des commerces alimentaires comme ceux non alimentaires. Nous avons la chance d’être une équipe pleinement investie sur des sujets majeurs que sont la politique zéro déchet et la politique sur l’alimentation durable. Apporter des précisions sur les circuits courts et le développement durable est une gageure. Il faudra définir, et porter une exigence, certainement. Il faudra faire preuve de pédagogie, irrémédiablement. Mais nous avons ce devoir de proposer qualité, responsabilité, éco-exemplarité sur ce que nous proposons lors de nos événements.
Ne faisons pas l’économie du préfixe co qui indique l’association, la participation, la simultanéité.
Collaborer, c’est ce que nous allons faire, pour une démarche collective, pour nos concitoyens et concitoyennes.


Affaires n°42 à 44 (Présentation de Marie Massart)

Affaire 42 : Jardins familiaux: création et nouveaux critères d’attribution

Cette délibération représente une étape importante pour les jardins familiaux, sachant qu’elle s’inscrit dans une large politique en matière d’agriculture urbaine. Je précise que ce sont des projets sur lesquels je travaille avec Stéphane Jouault. Je rappelle que les jardins familiaux sont des parcelles de terrain qui appartiennent à la ville et qui sont mis à disposition des habitant-es sous forme de location pour un montant de 1 euro par mètre carré et par an. La ville dispose aujourd’hui de 158 parcelles sur 3 sites. On compte actuellement 400 personnes sur liste d’attente. On a pu constater une augmentation des demandes suite au confinement.

L’objectif de cette délibération est de :

  • Faire évoluer les critères d’attribution
  • Revoir le mode de gouvernance
  • Revoir la taille et l’organisation des parcelles
  • Développer le nombre de jardins familiaux

En ce qui concerne les critères, nous proposons dès aujourd’hui de fixer 2 critères, à savoir:

  • Habiter la ville de Montpellier (mais sans critère d’un minimum de nombre d’années comme c’était le cas jusqu’à maintenant)
  • Ne pas posséder de jardin.

Nous prévoyons de travailler sur d’autres critères comme par exemple le critère de proximité mais on souhaite travailler ces critères de manière concertée avec les actuels bénéficiaires de jardins familiaux. On y travaille également avec la Fédération Nationale des Jardins Familiaux qui a une vision d’ensemble au niveau national et des expériences d’autres grandes villes.

·        Revoir le mode de gouvernance :Actuellement l’attribution et la gestion est assurée directement par la ville. Nous proposons de constituer des associations constituées des bénéficiaires pour assurer la gestion des sites en conventionnant avec la mairie. Une gestion via des associations permettra une gestion plus efficace des sites et une meilleure connaissance des besoins et des difficultés des bénéficiaires.

·        Revoir la taille et l’organisation: Il s’agirait également de réduire la taille des parcelles (passant de 120 mètres carré à 50 mètres carré) mais en revoyant l’organisation avec des espaces communs mutualisés tels que les espaces de pique-nique ou de rangement des outils. Ceci permettant de favoriser la convivialité et l’entraide entre les bénéficiaires.

·        Développer le nombre de jardins familiaux: Enfin, nous souhaitons développer fortement le nombre de jardins familiaux. Création de 120 jardins supplémentaires dès 2021 (Mas Nouguier et quartier Croix d’Argent) et nous prévoyons de les tripler sur le mandat. Il s’agit là d’une étape importante pour développer l’agriculture urbaine sur Montpellier mais d’autres actions sont prévus notamment le développement des jardins partagés, des potagers pédagogiques dans les écoles, ou encore le développement de l’agriculture sur des espaces abandonnés ou inutilisés (friche, toitures, caves…).

Au delà de l’aspect nourricier des jardins familiaux, ces mesures ont plusieurs vertus:

  • Elles favorisent le lien social
  • Elles permettent à des personnes en précarité d’accéder à des espaces extérieurs et à des productions agricoles de qualité à moindre coût
  • Elles favorisent la biodiversité et de la nature en ville
  • Action positive en matière de gestion des déchets -> installation de composteurs
  • Elles permettent de maintenir et développer un savoir-faire agricole
  • Elles ont également des vertus pédagogiques, notamment sur la connaissance des productions locales, du rythme des saisons permettant ainsi de faire évoluer positivement les modes de consommation alimentaire.

Affaire n°43 – Convention entre la Ville de Montpellier et l’Association des Jardins Agroécologiques Partagés pour la distribution alimentaire d’invendus dans le square du Père Bonnet

Cette délibération fait suite à une initiative prise par l’association des « Jardins Agroécologique Partagés » (quartier Figuerolles), suite au 2ème confinement, de récupérer et distribuer des invendues alimentaires des commerçants du quartier à des personnes en précarité. Il s’agit donc de signer une convention entre la ville et cette association pour officialiser et organiser cette distribution alimentaire.


Affaire n°44 – Récolte d’olives au profit de l’association « Pour un Sourire d’Enfant »

Cette délibération concerne la mise à disposition par la ville de Montpellier des oliviers propriétés de la ville, à l’association humanitaire « Pour un Sourire d’Enfant »: les bénévoles récoltent les olives et les apportent au moulin qui les transforme en huile d’olive, l’huile d’olive est ensuite vendue et les recettes de cette vente reviennent à l’association.


Affaire 46 – Installation et rétrocession d’un nichoir-composteur au bénéfice de la Ville (Intervention de Stéphane Jouault)

La Ville de Montpellier a choisi de soutenir ce projet de nichoir-composteur porté par la Jeune Chambre Économique (JCE) parce qu’il est un résumé très pertinent de ce que nous voulons faire pour Montpellier. En effet, ce nichoir illustre notre engagement pour la préservation et le développement de la biodiversité. Il a été conçu en étroite collaboration avec la LPO qui fait partie du Comité Arbres. Le composteur s’intègre évidemment dans la politique Zéro Déchet. Le nichoir-composteur a par ailleurs été fabriqué localement par la maison des Compagnons de Baillargues. Enfin ce nichoir-composteur sera géré par l’association du Jardin Partagé du Square Jean Monnet. Il s’intègre dans notre politique de soutien aux jardins partagés. Ce nichoir-composteur coche donc toutes les cases : biodiversité, Zéro Déchet, économie locale, participation des citoyen-nes.


Affaire 95 – Subventions de la délégation Bien-être animal (intervention d’Eddine ARIZTEGUI)

Cette délibération concerne les subventions attribuées aux associations œuvrant dans la protection animale. Elles vont pouvoir les aider dans leur mission de soin aux animaux sauvages, de soin et de stérilisation des chats errants et d’aide envers les personnes sans domicile fixe pour qu’elles puissent nourrir et soigner leurs animaux de compagnie. Il est primordial d’appuyer ces associations nécessaires à notre société, c’est la raison pour laquelle nous leur accordons 20.000 euros de subvention.

[Conseil de Métropole] 07/06/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

[Conseil de Métropole] 29/03/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

109 projets d’affaires étaient soumis au vote des conseiller-es métropolitain-es ce lundi 29 mars 2021. Les textes de ces affaires sont consultables en ligne: lire les projets d’affaires et l’ordre du jour (250Ko)

Ci-dessous les affaires et interventions des élu-es écologistes:


Affaire n°2 – Budget 2021, Urbanisme et maîtrise foncière – Présentation de Coralie Mantion

Affaire n°2 – Budget 2021, gestion des déchets – Présentation de François Vasquez

François Vasquez, vice-président de la Métropole de Montpellier

La politique des déchets comme vous avez pu le voir, sur un budget de 810 millions, va prendre 12%: une part considérable que nous nous devons de gérer avec beaucoup plus de rationalité, parce que nous attendons de la politique des déchets qu’elle soit un axe essentiel d’économies. Ce sera aussi un axe prépondérant de la transition écologique du territoire de notre Métropole, et aussi de la propreté des espaces publics. Écologie, économies, propreté sont les grands domaines sur lesquels s’exprime notre ambition sur cette politique.

[Commentaire des chiffres clés du budget par François Vasquez – à voir/écouter sur la vidéo ci-dessus]

La mise en œuvre de la politique zéro déchet se traduira en 2021 par:

  • Le déploiement de la zone pilote zéro déchet sur 10 communes de l’ouest montpelliérain + quartier des Grisettes à Montpellier: ce sont les première zones qui vont basculer dans le territoire zéro déchet avec la volonté de traiter les biodéchets via la distribution de 4100 composteurs individuels (185K€), l’installation de 240 composteurs de résidence + animation (85K€), et l’installation de 54 composteurs de quartier + animation (400K€);
  • La construction d’une plateforme de compostage de proximité (démarrage): 500K€;
  • La définition de la stratégie globale biodéchets;
  • La définition de la stratégie de mise en œuvre de la tarification incitative.

Notre métropole tient à porter le deuil du sac noir!


Affaire n°8 – Taux d’imposition de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) pour 2021 – Réponses de François Vasquez


Affaire n°15 : Convention pluriannuelle pour la rénovation urbaine des quartiers Mosson et Cévennes – Présentation de Coralie Mantion

Enfin ! Nous arrivons au bout de ce dossier ANRU. Cette convention va nous permettre de commencer les travaux dans les quartiers des Cévennes et la Mosson, des quartiers prioritaires qui concentrent les dysfonctionnements sociaux, urbains et économiques les plus lourds de la ville.

C’est un projet de renouvellement urbain ambitieux qui est porté par la Métropole pour transformer efficacement et durablement l’image et la vie de ces territoires.

A la Paillade, quatre objectifs fondateurs ont guidé l’élaboration du projet :

  1. ouvrir le quartier et l’espace public au travers de cours paysagers, l’aménagement d’espaces publics qualitatifs, sécurisés et attractifs, en s’inscrivant à l’échelle du piéton
  2. activer l’économie et l’offre de loisirs grâce à des équipements reconfigurés et valorisés
  3. améliorer la qualité de vie au quotidien en remettant la nature et le paysage au cœur du quartier (parc de la Mosson, les berges et le lac des Garrigues)
  4. connecter le quartier de la Mosson au reste de la ville avec les nouveaux réseaux de transports, le développement des modes actifs et en favorisant les greffes urbaines.

Aux Cévennes, les quatre objectifs sont :

  1. Ouvrir la copropriété sur son environnement, notamment en la desservant par tous les modes actifs (piétons, cycles…), en la connectant aux espaces publics, en la reconfigurant après démolition des dalles entre les bâtiments
  2. Faire des unités résidentielles à taille humaine, en créant une copropriété par bâtiment (soit 12 copropriétés), en desservant chacune d’elles depuis l’espace public. Les démolitions ponctuelles de 57 logements offriront des percées visuelles ouvrant vers l’extérieur
  3. Dynamiser les commerces, en reconfigurant l’activité commerciale : restructuration des linéaires commerciaux existants en bordure de l’avenue Louis Ravas
  4. Requalifier le bâti et réduire la précarité énergétique, primordial pour ces familles modestes, en poursuivant la réhabilitation, y compris thermique, des immeubles avec l’accompagnement des copropriétaires.

Le montant global de ces projets co-financés par l’ANRU représente un montant d’investissement total de 379,5 M€ HT, réparti de la manière suivante :

  • ANRU: 84,4 M€
  • Montpellier Méditerranée Métropole : 84,5 M€
  • la Ville de Montpellier: 38 M€
  • les bailleurs sociaux : 128,8 M€ (ACM, Hérault Logement, Erilia, SFHE, FDI Habitat)

Si la convention est approuvée aujourd’hui, elle prendra effet à compter de la date de signature. Le solde des opérations devra intervenir avant le second semestre 2031. Une clause de revoyure interviendra dans le courant de l’année 2021, pour répondre aux nouveaux objectifs de notre exécutif :

  • la reconfiguration du centre commercial Saint-Paul qui est sujet à de gros problèmes de sécurité
  • le repositionnement des groupes scolaires en lisière du quartier pour favoriser la mixité
  • le lac des Garrigues pour asseoir son attractivité et son rayonnement au-delà du quartier
  • l’irrigation économique du quartier par le projet de Med’Vallée

Je vous invite, évidemment à approuver cette convention qui est nécessaire pour les habitants de ces quartiers. Pour un mieux vivre dans leur habitat, leurs rues, leur quotidien. Pour qu’ils se sentent appartenir pleinement à notre territoire, à une seule et même cité.


Affaire n°14 : Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi) – Intervention de Celia Serrano

Je m’exprime au nom des écologistes de cette assemblée. Et de celles et ceux qui ont marché hier pour des mesures fortes en faveur du climat. Nous sommes à l’écoute de ce que les associations nous font remonter.

Si nous reconnaissons l’intérêt de valider un règlement intercommunal qui donnera enfin aux maires le pouvoir de police en la matière, et si les cœurs de villages seront enfin protégés, nous ne pouvons pour autant cautionner un règlement qui intègre des écrans numériques sans dire précisément quand ni comment nous les retirerons du paysage.

Notre mandat a commencé en juillet 2020. Nous ne pouvons pas attendre avant de lancer le projet de suppression de la pollution lumineuse que génère la publicité : plus de panneaux numérique, lumineux, rétroéclairés, roulants etc. Cette exigence de sobriété énergétique, qui est au cœur de notre mandat et de notre élection doit apparaitre dans une délibération avec lancement d’une enquête publique.

Ce règlement est le plus petit dénominateur commun qui, sur certaines zones de la métropole, dégrade les règles déjà mises en place par les RLP. Les écologistes refusent d’aller au moins-disant et veulent poser des ambitions par écrit avec un calendrier précis. Nous avions décidé que 2 délibérations seraient nécessaires : une qui protège rigoureusement les villages et les espaces naturels, et l’autre qui ambitionne de prendre 2 ans pour interdire les publicités numériques et la pollution lumineuse, comme nous nous y sommes engagé-es. Face aux dérèglements climatiques, nous n’avons d’autre choix que celui de réduire les consommations sur notre territoire (à plus forte raison quand elles ne sont pas essentielles), nous n’avons d’autre choix que celui de prendre localement notre part dans l’effort collectif.

50% seulement des objectifs sont atteints. Le compte n’y est pas.

Cela n’empêche pas que nous attendons avec impatience la création d’un service métropolitain de la publicité qui pourra aider les Maires à mettre de l’ordre dans leurs territoires en supprimant dès le mois d’avril la publicité illégale.

Cela n’empêche que nous attendons avec impatience la réduction de la taille des panneaux afin de préserver nos paysages : passer de 12 à 6m². 6m² c’est déjà largement suffisant pour nous vendre des voitures ou des abonnements Netflix.

Ce vote CONTRE est donc avant tout un vote POUR la suite. Nous ne doutons absolument pas que les services et les élu-es (et donc les prochaines délibérations) iront dans ce sens pour repartir en concertation, pour repenser la publicité et les enseignes dans des Zone à Faible Émission de pub et à l’aune du PLUI climat.

Avec pour objectif : 0 électricité dans la publicité!


Affaire n°16 : Reconversion du stade de football de la Mosson – Appel à idées – Intervention de Coralie Mantion

Les écologistes ne sont évidemment pas d’accord sur le constat fait dans cette délibération.

Le stade a connu ses heures de gloire en effet, comme le match en 2012 contre le LOSC qui nous a permis de gagner le championnat. Mais ce n’est pas terminé : le MHSC et d’autres évènements peuvent encore faire vibrer les Pailladin.es, les Montpellierain.es !

L’édifice a subi des inondations qui ont engendré de gros travaux de rénovation, des coûts conséquents pour la collectivité. Oui. Mais tout avait-il été mis en œuvre pour éviter cela ? Lit de la Mosson dégagé ? Barrières anti-inondation mises en place ? Nous attendons avec impatience les études hydrauliques en cours, pour vraiment faire un état des lieux et se projeter.

Mais là où nous nous rejoignons, c’est sur le fait qu’il est dommage que ce site ne soit ouvert que quelques heures tous les 15 jours, en saison. Cet équipement doit faire rayonner la Paillade au-delà de Montpellier plus souvent. Cet équipement doit développer son activité au-delà du football professionnel. Nous devons lui donner une nouvelle dimension pour faire venir divers publics dans ce quartier : concerts, festivals, évènements sportifs, culturels… toutes les idées sont les bienvenues. C’est une réflexion collective que nous devons mener avec les habitants du quartier et des quartiers voisins, de la Métropole et au-delà. Nous adhérerons toujours aux projets de co-construction avec les citoyens car une ville ne se fait jamais seule.

Nous approuvons donc cet appel à idées qui redynamisera le stade, le quartier, la ville.


Affaire n°22 : Acquisitions foncières pour la LNMP – Intervention de Coralie Mantion

Les écologistes approuvent cette convention qui va permettre les acquisitions foncières pour finaliser, enfin, la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan.

L’urgence climatique, le besoin de préserver notre santé et notre environnement imposent de réduire drastiquement, et au plus vite, les transports polluants. Le transfert de la route vers le rail du transport de voyageurs ET de marchandises fait partie des réponses à cet enjeu. Ainsi, délester l’axe autoroutier du littoral méditerranéen, emprunté chaque jour par plus de 10 000 poids lourds est une priorité.
D’autre part, favoriser l’intermodalité entre TGV et trains du quotidien s’impose également pour un service public de qualité, un développement équilibré des territoires et pour que la voiture particulière cesse d’être une nécessité.

Mais attention, le projet actuel établi par SNCF Réseau est insuffisant pour répondre aux enjeux du dérèglement climatique et aux enjeux de santé publique provoqués par la pollution.

Je rejoins Mathilde Borne: un scénario plus écologique, plus viable économiquement sur le long terme est possible.

  • La liaison de Montpellier et Perpignan doit être mixte [fret-voyageurs] de bout en bout avec la réalisation d’un tunnel sous les Corbières permettant le passage des trains de fret et minimisant l’impact sur la biodiversité et le paysage.
  • L’abandon des gares excentrées et la modernisation des gares centrales actuelles de Béziers et Narbonne en de véritables “Pôles d’Échanges Multimodaux”, desservis par les TGV, pour les correspondances avec les TER, bus urbains, cars régionaux, tramways et réseau vélos… est attendu par l’ensemble des acteurs locaux.

Ne refaisons pas les erreurs de la gare de la Mogère qui a été un gaspillage d’argent public et qui est un non-sens écologique car non connectée au réseau TER, destructrice de terres agricoles.

Financer des transports décarbonés : OUI ! Financer des gares fantômes : NON !

Nous serons donc très vigilants sur les acquisitions foncières qui doivent être consacrées exclusivement à l’emprise de la voie ferrée.


Affaire n°88 – Attribution d’une subvention en nature à l’association Mare Nostrum (boîtes à livres) – Intervention de Celia Serrano

Nous votons ici pour un don à une association au joli nom qui convoque notre mer à nous, qui nous apporte des ailes, qui nous emporte au large et grâce à qui nous sentons des embruns (vous les sentez?).

Nous votons pour la littérature jeunesse car elle est inventive, elle est libre, elle est espiègle, elle est dithyrambique elle est drôle aussi parfois mais surtout elle dit vrai.

Qu’on pique une Grosse colère, qu’on ait une grande bouche et qu’on mange des mouches ou qu’on soit tombé dans la marmite quand on était petit, on le voit bien hein, quand on lit une bonne histoire, quand elle soumet interrogations ou quand elle touche là vous savez, vous le voyez le pouvoir de la littérature, hein, c’est vrai.

Nous votons pour la multiplication pas des maths la multiplication des livres et des boites à livres et des arbres à livres ou des boîtes fabriquées par des arbres pour des livres ou pour que les livres soient dans les arbres avec des boîtes. Tant qu’ils finissent dans les mains dans les yeux dans les oreilles, ça nous va, en vrai.

Alors, à vos votes, et préparez vos petits doigts parce que mon petit doigt à moi me dit que ces boites cabanes arboricoles livresques jeunesse vont grandir, arpenter le territoire comme les poussins d’Anne Hiversaire dont le but, je vous le rappelle, est de fabriquer un HENAURME gâteau et de faire la fête, ensemble.

Je nous le souhaite, ardemment : favorisons la lecture, à hauteur d’enfant. Mettons des cabanes à livres, partout et pour tout le monde et grâce à ces livres-là faisons cette fête-là, cette fête dans nos têtes et dans nos corps, cette fête-là, que les livres nous emportent, au large, mais toujours à hauteur d’enfant.


Affaire n°92 – Parc Multi-glisse Gérard Bruyère de Baillargues – Intervention de Catherine Ribot

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, chers collègues,

Nous saluons le travail de fond essentiel mené par notre collègue Christian Assaf. L’excellence de la politique menée doit être louée. Toutefois, il nous semble que l’alerte doit être donnée concernant ce projet.

Tout d’abord, concernant le principe de la délégation de l’exploitation de ce bassin Multi-glisse, consacré à des activités de loisirs, à des activités commerciales : nous pensons qu’il faut préciser qu’en réalité le choix n’est pas seulement binaire, simpliste comme cela a été présenté en commission :

  • Soit la gestion directe, où la Métropole assurerait toutes les charges, toutes les fonctions et supporterait toutes les responsabilités
  • Soit la gestion déléguée à un délégataire, entreprise privée, qui elle supporterait toutes les charges financières et les charges de responsabilité.

Ou tout l’un ou tout l’autre : NON – il y a aussi la possibilité de choisir une régie personnalisée, par exemple avec signature d’un contrat confiant l’exploitation à un tiers. Il y a aussi la possibilité de confier l’exploitation à une société d’économie mixte qui serait créé par la métropole par exemple… Les services de la Métropole très compétents pour fournir les instruments appropriés selon les choix politiques. Il existe aussi des formes de gestion permettant à la personne publique de choisir autrement comme le marché public d’exploitation, ou la société d’économie mixte … René Revol nous a parlé des régies, DES régies: il peut y avoir plusieurs sortes de régies. M. Lévita a longuement mis en perspective l’affaire 13 avec l’affaire 92 aujourd’hui.

Au-delà de tout cela, surtout, il nous semble nécessaire aujourd’hui de nous interroger sur ce qui nous est présenté comme du « déjà fait », comme une affaire terminée : certains affirment qu’il n’est plus temps de remettre en cause cet équipement, ce cadeau qui aurait été fait il y a quelques années à la ville de Baillargues. Certes, le maire de Baillargues était Vice-Président délégué aux sports et aux traditions sportives à la Métropole lors de la dernière mandature… Certes, les décisions initiales avaient été votées lors de l’ancienne mandature.

Mais en matière de sécurité publique, en matière de gestion des fonds publics, il est toujours temps de suspendre, au moins un temps, des projets pour en vérifier le bien fondé. L’ambition, l’ambition pour le développement d’un territoire, est un orgueil si elle n’est pas fermement fondée sur la recherche permanente de la satisfaction des intérêts de nos concitoyens et, avant tout, de leur sécurité et du bon usage des fonds publics… Car depuis que le conseil de Métropole s’est prononcé il y a quelques années, les circonstances de temps, et les circonstance de droit ont changé. Et l’humilité face aux risques s’impose.  La vigilance face aux dangers est nécessaire.

Ce bassin de rétention est un équipement construit en zone inondable. Nos connaissances ne se sont pas figées en 2014, 2015, 2016 … Rien ne doit être intangible lorsque la sécurité publique est en jeu. Rien ne doit être intangible, rien n’est gravé dans le marbre quand il est question d’étude de danger (une prochaine doit être faite : attendons-la!), quand il est question d’évaluation environnementale, de précaution, de cohérence préventive. QUI ici dans notre assemblée, a lu l’étude de danger (qui doit d’ailleurs être refaite prochainement)? Certainement pas plus d’une ou deux personnes parmi les élu-es qui vont aujourd’hui engager leur responsabilité politique. QUI a vu l’évaluation environnementale du projet ? PERSONNE dans cette assemblée : je crains qu’elle n’existe pas.

En outre, je ne suis pas intervenue sur les aspects financiers après vos paroles M. le Président, ce matin en tout début de Conseil. Le coût de cette opération pourtant, interroge. Et il faut admettre qu’il n’est pas certain qu’un tel équipement sportif soit adapté à la transformation des pratiques de loisir, aux évolutions sociales et économiques de notre société en crise aujourd’hui. Nous sommes ici responsables des conséquences de notre vote.


Affaire 109 – Attribution de subventions dans le cadre de la thématique « Sports » – Intervention de Celia Serrano sur les subventions accordées aux clubs taurins

Le groupe des écologistes votera contre cette délibération à cause des deux subventions attribuées aux clubs taurins.

C’est dommage, parce que nous soutenons bien évidemment les subventions proposées aux différents clubs sportifs: nous reconnaissons l’importance cruciale du sport, tant pour les bénéfices physiques qu’il apporte que pour les valeurs qu’il peut véhiculer: courage, esprit d’équipe, solidarité, coopération…Aussi, nous aurions préféré que les subventions à destination des clubs taurins fassent l’objet d’une délibération distincte de celle-ci.

Pour les écologistes, notre collectivité ne peut subventionner l’utilisation animale à but de divertissement: les jeux taurins génèrent beaucoup de stress sur les animaux utilisés, qui sont extraits de leur environnement naturel, assaillis par le public et toutes sortes de bruits et d’interpellations diverses. Les animaux ne sont pas des objets de jeu, ils méritent le respect et la tranquillité.

Je le répète : c’est contraintes et contraints que nous votons contre cette délibération car nous soutenons bien évidemment toutes les subventions sportives.

[Conseil Municipal] 08/02/2021 – Affaires et interventions des élu•es écologistes

[Conseil Municipal] 08/02/2021 – Affaires et interventions des élu•es écologistes

Affaire 1 – Présentation par Stéphane Jouault du Rapport sur le Développement Durable

En application de la loi Grenelle 2, la Ville de Montpellier est tenue de présenter, préalablement au vote du budget, un rapport sur sa situation en matière de prise en compte du développement durable. Le présent rapport dresse le bilan de la prise en compte du développement durable dans les activités de la Ville pour l’année 2020.

Stéphane JOUAULT, adjoint au maire en charge de la Nature en ville et de la Biodiversité

Stéphane Jouault: « Tout d’abord il faut souligner deux points :

  • Ce rapport 2020 est par définition à cheval sur deux mandatures
  • La rédaction de ce rapport est un exercice très contraint puisqu’il répond à une commande légale très précise qui en dicte le titre et les intitulés de chapitres.

Le titre mériterait pourtant d’être modifié. L’expression « développement durable » est en effet devenue l’arme d’un greenwashing massif pour tous ceux dont l’objectif est de produire toujours plus et d’engranger davantage de bénéfices. Je ne vais pas vous faire un cours d’histoire mais, pour mémoire, l’expression « développement durable » qui apparaît dans un rapport de l’ONU en 1987 avant d’être mise en avant lors du Sommet de la Terre de Rio en 1992, est le fruit d’une époque où – à part quelques écologistes égarés, quelques Ayatollahs de la chlorophylle – on pensait que l’on pouvait continuer à produire plus, qu’il fallait simplement faire un peu attention. Autant dire: du pain béni pour ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change.

Agir en faveur du « développement durable » pour les grands acteurs économiques c’est faire de la croissance à tout prix en faisant croire à la population que c’est bénéfique pour la transition écologique. C’est devenu une « marque » qui autorise à faire n’importe quoi. Méfions-nous des mots qui deviennent des marques. Dernièrement j’ai vu une agence immobilière en ville qui a pris le nom de « Canopée » qui est en train de devenir très à la mode. Cette agence voudrait-elle nous faire croire qu’elle vend des arbres ? La prochaine fois j’entre et je leur demande ce qu’ils ont en micocoulier, en mélia ou en gingko biloba en ce moment.

Le « développement durable » ce n’est ni du développement humain ni du durable. Il conviendrait donc de parler ici d’un rapport sur le « bien-vivre à Montpellier » en soulignant les bienfaits de la transition écologique dans ses aspects sociaux et environnementaux. C’est dans cette logique que le rapport choisit de mettre en avant deux actions phares de la nouvelle mandature :

  • La contractualisation Ville-Etat : la Ville s’engage comme Territoire de la Stratégie Nationale de Prévention et de Lutte contre la Pauvreté
  • La Nouvelle Charte de l’Arbre, la création du Comité Arbre et le lancement de l’opération 50000 arbres

Je voudrais insister sur le fait que ces deux actions sont les deux faces d’une même pièce en faveur du bien-être de la population : plusieurs enquêtes scientifiques ont par exemple démontré que la végétalisation avait un impact très fort sur le ressenti de bien-être de la population dans les quartiers défavorisés, bien plus que dans d’autres quartiers à végétalisation égale. Végétaliser c’est de plus créer de l’emploi local et vraiment durable. Les Bosquets Fruitiers par exemple ce sont deux emplois créés dans une association qui conduit le projet.

A une plus grande échelle, notre nouvelle politique de restauration scolaire est un très bel exemple de politique de transition écologique : c’est l’accès pour tous à une nourriture de qualité produite localement. Tarification sociale à 50 centimes + Agriculture biologique locale + Option végétarienne = transition écologique = bien-être pour tous.

Je ne vais pas développer davantage mais il est possible de continuer cette démonstration avec toutes les mesures mises en avant dans ce rapport:

  • Les mesures exceptionnelles prises en regard de la crise sanitaire : les Etats Généraux de la Solidarité avec le CCAS, la mise en place d’un marché de la solidarité, la création d’un fonds de soutien aux associations de commerçants, le soutien à la filière culturelle
  • Un tiers-lieu contre la fracture numérique
  • Les grands axes de la politique éducative : alimentation, grand plan numérique, dispositif « vacances apprenantes », végétalisation des cours d’école
  • Élaboration d’un CLS (contrat local de santé)
  • Les actions de reconstruction de la Ville sur elle-même (EAI, Cévennes)
  • La politique de la maîtrise de l’énergie avec la démarche Green IT
  • La charte Zéro Phyto
  • Les 23 ha sanctuarisés du parc Montcalm
  • La poursuite de la restructuration du Zoo
  • La mise en place du PCAET avec la démarche Cit’ergie

Je m’arrête là. Vous voyez bien l’effet catalogue de ce document très normé qui ne permet pas d’exposer la réalité systémique de notre politique qui doit permettre une véritable transition écologique pour offrir les conditions d’un « mieux vivre ». Mais chacun-e pourra quand même y lire les premiers jalons de notre politique de transition écologique.


Affaire 2 – Intervention de Stéphane Jouault sur le budget primitif 2021

Stéphane JOUAULT, adjoint au maire en charge de la Nature en ville et de la Biodiversité

Stéphane Jouault: « Avec ce budget 2021, premier budget de notre mandature, ce sont les grandes orientations de notre politique pour changer la Ville que nous mettons en œuvre.

  • Changer la Ville c’est investir massivement pour la transition écologique. Nous nous félicitons que cette transition soit au cœur de ce budget.
  • Changer la Ville c’est végétaliser l’espace public, les cours d’école, c’est créer des forêts urbaines dès 2021
  • Changer la Ville c’est investir pour des dizaines d’hectares sanctuarisés : au parc Montcalm, à Cambacérès, aux Bouisses dès 2021. C’est développer l’agriculture urbaine partout où c’est possible : dans les agriparcs, sur les toits, dès 2021. Cette politique directe de renaturation de la ville bénéficie d’un budget global de 1,3 million d’euros pour 2021.
  • Changer la ville, c’est permettre aux 15.000 enfants d’accéder quotidiennement à des repas sains et de qualité :le projet de construction des nouvelles unités décentralisées de production alimentaire avec un investissement initial de 1,2 million d’euros sera lancé  dès 2021. Par ailleurs, le budget des denrées alimentaires connaîtra une évolution de +22% soit +500.000 euros consacrés notamment à l’introduction de la viande bio dans les repas des enfants dès 2021
  • Changer la Ville c’est soumettre chaque euro dépensé au principe d’éco-conditionnalité dès 2021. C’est tout le travail de Catherine Ribot élue écologiste déléguée à la commande publique éco-responsable.
  • Changer la Ville c’est agir sur les mobilités : grâce aux fonds de concours et à la Métropole, c’est la poursuite des pistes cyclables et un grand plan piéton qui s’annonce. Mais c’est aussi la nouvelle politique tarifaire du stationnement qui entre en vigueur dès 2021.
  • Changer la ville, c’est agir en faveur du bien-être animal, pour la protection de la biodiversité, et pour la sauvegarde des espèces, avec près d’1 million d’euro pour le zoo du Lunaret et l’installation d’un premier pigeonnier contraceptif dès 2021.
  • Changer la ville, c’est porter haut l’égalité femmes-hommes dans toutes nos politiques publiques, dans les actions d’éducation et de formation : sensibilisation à la notion de consentement pour les plus jeunes et formation à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes seront mises en place dès 2021.
  • Changer la ville, c’est aussi la lutte contre les nuisances visuelles et sonores qui se concrétisera par le lancement d’un plan lumière et un plan bruit dès 2021
  • Enfin, Changer la Ville c’est à l’avenir réfléchir à de nouvelles recettes fiscales pour accélérer la transition écologique et sociale : c’est poser notamment la question d’une hausse de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires, c’est se réinterroger sur la politique tarifaire de la restauration scolaire en fonction des revenus et des capacités de chacun.

Toutes ces politiques publiques sont portées par les élu-es écologistes. Et avec ce budget ambitieux, inscrit dans un plan pluri-annuel réaliste, nous nous donnons les moyens de mettre ces politiques en œuvre. 
Comme à la Métropole, nous veillerons à ce que, au travers de ses investissements, la Ville de Montpellier respecte ses propres ressources naturelles, et s’inscrive dans la trajectoire de l’Accord de Paris et de la neutralité carbone. Notre objectif, rappelons-le: faire de Montpellier une ville résiliente. 
Mais nous, élu-es écologistes, nous félicitons d’avoir les moyens dès 2021 de faire véritablement entrer Montpellier dans la transition écologique.


Affaire 2 (budget) – Intervention du Mustapha Laoukiri sur le « Territoire Zéro Chômeur de longue durée »

Intervention de Mustapha Laoukiri, adjoint au maire délégué à l’emploi et la création d’entreprises

La privation d’emploi n’est pas une fatalité! Voilà le défi de l’expérimentation « Territoire zéro chômeur ». Votée en avril 2016 à l’initiative de Laurent Grandguillaume alors député, une proposition de loi a permis de donner corps à cette idée imaginée par Patrick Valentin, militant d’ATD Quart Monde. En 2020 après un vote à l’unanimité aux deux Assemblées, l’expérimentation est élargie à 50 territoires. Nous souhaitons inscrire notre territoire dans cette dynamique et de ce fait, nous porter candidat. Cette expérimentation repose sur un triptyque :

  1. Personne n’est inemployable;
  2. Il existe nombre de travaux non dé-localisables qui n’intéressent plus certains acteurs de l’économie classique;
  3. Il y a de l’argent qu’on peut utiliser différemment (dépenses passives).

Dans le cadre du budget élaboré pour l’action sociale, la solidarité et la lutte contre les inégalités, nous nous inscrivons plus que jamais dans la lutte contre la pauvreté qui vise à renouer avec l’accompagnement vers l’emploi, mais également l’accompagnement social.


Affaire 2 (budget) – Intervention de Fatma Nakib

Fatma NAKIB, adjointe à l’Égalité et aux droits des femmes

Fatma Nakib: « L’éducation est essentielle pour parvenir à transmettre une culture du respect et de l’égalité à celles et ceux qui construiront la société de demain. La jeunesse appelle avec force les pouvoirs publiques à prendre en compte les inégalités femmes/hommes. Les interventions proposées auprès de jeunes scolarisés, avec des outils ludiques et pédagogiques, auront pour but la déconstruction des stéréotypes de genre. Il s’agit donc:

  • d’identifier et déconstruire ces stéréotypes sexués
  • de lutter contre les représentations et discriminations de genre
  • de prévenir les comportements et violences sexistes.

En ce qui concerne le « Label Égalité et diversité professionnelle », créé en 2005 à l’initiative des pouvoirs publics avec les partenaires sociaux, il est un signe d’exemplarité qui distingue une organisation œuvrant efficacement et en permanence pour l’égalité et la mixité professionnelle. Avec l’alliance de ces deux labels, AFNOR Certification valorisera l’ensemble de nos engagements pour une collectivité qui se veut plus exemplaire et attractive.

Les slides du budget ne présentent pas l’ensemble de nos missions, mais je voudrais préciser que beaucoup d’autres projets sont en cours de construction, tels que la création d’une commission inter associatives, l’implantation à Montpellier (en collaboration avec l’État et le Département) d’applications telles que « App’elles » et « Flag » contre le harcèlement et les violences de rue, etc… Tous ces projets se co-construisent avec les différentes directions de la ville, en transversalité, mais aussi avec les associations et les citoyens.

Affaire 2 (budget) – Intervention de Catherine Ribot sur le SPASER*

Catherine Ribot, déléguée aux Marchés publics et à la commande publique éco-responsable

Je voulais vous dire quelques mots au sujet du slide concernant l’élaboration d’un SPASER*. Depuis 2015, les collectivités territoriales ont l’obligation d’adopter et de publier un (*)Schéma de Promotion des Achats Publics Socialement et Écologiquement Responsables (SPASER), lorsque le montant total annuel des achats est supérieur à 100 millions d’euros H.T. Il s’agit d’élaborer une véritable stratégie d’achats publics, d’inscrire la politique d’achat de la ville dans une démarche lui permettant de doter systématiquement ses marchés publics de clauses sociales et environnementales. Cette priorité sera prise en compte :

  • pour les produits et services achetés par la ville (produits à haute performance énergétique, achats de papier, d’appareils d’impression, de fournitures, de mobiliers, de vêtements, de matériel de bureautique, etc…) ;
  • mais aussi pour déterminer des objectifs de passation de marchés publics comportant des éléments à caractère social, visant à concourir à l’intégration sociale et professionnelle de certaines catégories de travailleurs.

Ce schéma est important, il contribue à la promotion d’une économie circulaire. C’est un levier déterminant de développement économique.


Affaire 5 – Présentation par Stéphane Jouault de l’ouverture prochaine du Parc Tastavin à la population

Cette affaire concerne la passation d’une convention de transfert de gestion entre l’État et la Ville sur le parc de l’aspirant Tastavin, rue Lakanal, pour une durée de 30 ans renouvelable, en vue de son ouverture au public en 2021. Compte tenu de la charge financière pour la Ville qui réalisera des travaux de remise en état et d’aménagement de l’équipement tout en assurant son entretien et son fonctionnement, le transfert de gestion est consenti par l’État à titre gratuit.

Stéphane JOUAULT, adjoint au maire en charge de la Nature en ville et de la Biodiversité

Stéphane Jouault: « Je voudrais remercier le Conseil d’Administration de la Cité Scolaire Françoise Combes et sa proviseure qui ont permis le transfert d’usage du parc Tastavin à la Ville de Montpellier. D’une superficie de 5000m2 soit un demi hectare, c’est un espace planté d’arbres magnifiques qui va être offert aux Montpelliérains et Montpelliéraines. Il sera ouvert au cours de ce premier semestre 2021. Tout comme le parc René Dumont, dans la ZAC Nouveau St Roch, qui, je le sais, est très attendu par les habitant.e.s du quartier. Ce transfert d’usage du parc Tastavin s’inscrit dans notre programme « Montpellier Ville Nature » qui prévoit la préservation et l’ouverture aux Montpelliérain.e.s de dizaines d’hectares d’espaces verts.


Affaire 10 – Intervention de Fatma Nakib sur les attributions financières aux artistes du spectacle vivant

Il est proposé d’adopter les grands principes qui permettront d’orienter les attributions financières et les soutiens de la Ville aux artistes du spectacle vivant : étude des dépôts de demandes en accord avec les compétences de la Ville afin d’éviter aux artistes les dépôts de dossiers en doublons avec la Ville ; suppression de la logique de reconduction des aides afin de soutenir de nouvelles structures et de nouveaux projets ; instauration d’une aide plancher de 1000 € ; définition de critères d’analyse des aides à la résidence, aides à la création et à la production ; constitution de commissions et d’appels à projets ; attribution des aides tout au long de l’année.

Fatma NAKIB, adjointe à l’Egalité et aux droits des femmes

Fatma Nakib: « Tout d’abord il faut souligner l’effort fait pour inscrire la parité et l’équité dans l’attention qui se porte aux propositions artistiques. Le « monde d’après » ne se construira pas sans changement vers l’égalité femmes / hommes et même si le chemin est encore long, je note une réelle volonté de la part de la direction de la culture, mais aussi des autres directions de la ville sous l’impulsion nouvelle de leurs élu.es.

Dans cette délibération, nous avons des propositions nouvelles : Résidences d’artistes qui se généralisent sur le territoire, action culturelle en découlant et permettant d’appréhender la ville autrement pour les équipes artistiques, mais aussi pour les habitants à qui l’on envoie ainsi un message de partage et d’accès à la création artistique. Également La volonté affichée pour la mutualisation des moyens : le partage des bureaux et lieux de travail sera notamment soutenu et encouragé, ce qui est une vraie politique de soutien aux équipes artistiques qui, rappelons le, souffrent beaucoup en ce moment et ont du mal à envisager l’avenir. Je retiens enfin, et c’est pour moi qui suis une professionnelle du spectacle vivant, la volonté forte d’afficher de la clarté dans les choix qui seront opérés avec potentiellement l’intervention de personnalités qualifiées dans le traitement des demandes de subventions. Je finirai simplement en vous disant que l’instauration d’un conventionnement pluriannuel offrira aux compagnies qui le souhaitent, d’être soutenues économiquement et cela, c’est une première que je tiens à saluer.


Affaire 11 – Intervention de Bruno Paternot dans le cadre de l’accompagnement au numérique

La Ville de Montpellier et la Métropole sont engagées dans une stratégie de citoyenneté numérique. Dans le cadre du Plan de relance de l’État, des fonds sont mobilisés pour créer des solutions d’accompagnement au numérique, notamment par le biais de conseillers numériques. Il est ainsi proposé la création de 4 contrats de projets dont la rémunération est financée par l’État.

Audio: Bruno Paternot, conseiller délégué à l’Esthétique lumineuse et à l’ambiance sonore de la ville

Bruno Paternot: « Les écologistes prônent la résilience mais pas le retour à la bougie, sauf si on est romantique. Les écologeeks sont très préoccupé.es par la fracture numérique : la démocratie va passer par la maîtrise du code, la démocratie va passer par l’agilité numérique. Et nous n’avons pas le droit de laisser qui que ce soit aux portes des internets.

La municipalité développe déjà une politique d’inclusion numérique hors les murs pour apprendre à tout le monde, partout et tout le temps. Les Ideas Box, reprises par le réseau des médiathèques, font que si les gens ne vont pas au numérique, le numérique viendra à toi.

Combien de personnes téléchargent une appli payante sans s’en rendre compte ? Combien de personnes vont être coincées par leur banque ou dans leurs démarches administratives car il faut uploader dans le cloud un doodle pour le prochain CoPil ?

Le numérique est dans tous les domaines de la vie, de la ville. Si nous allons faire en sorte qu’il y ait plus d’humain et moins d’écrans, il faut aussi aider et accompagner au maximum dans tous les quartiers qui relèvent de la politique de la ville. Mettons les animateurs et animatrices du numérique sur les places des quartiers plus que dans les tiers-lieux à côté d’une bière à 8€. Car mon expérience associative me montre chaque jour que la fracture numérique n’est pas une fracture d’âge mais bien une fracture sociale. Et l’on peut apprendre, en même temps qu’on apprend à gérer une visio ou à faire un montage d’images, à avoir une utilisation raisonnée du numérique : opensources, sécurisation des documents, économies d’énergies etc. Et ça aussi, ça fait partie de l’inclusion.


Affaire 13 – Intervention de Marie Massart à propos du nouveau Marché Paysan des Aubes

A la fin du premier confinement, le Comité de quartier des Aubes et l’association Animation et Vie des Aubes avec l’appui de l’association des Marchés Paysans de l’Hérault ont mis en place un point de retrait hebdomadaire pour permettre aux producteurs de livrer directement aux particuliers. Afin de pérenniser cette initiative, il est proposé de transformer ce point de retrait en un marché Paysan hebdomadaire et d’en donner la gestion à l’association « Marchés Paysans ». Ce marché se tiendrait tous les mercredis de 16h30 à 19h00.

Intervention de Marie Massart, adjointe au maire déléguée à la politique alimentaire et à l’agriculture urbaine

Marie Massart: « Je voulais insister sur l’importance de ce 2ème Marché Paysan co-géré par la municipalité et l’association « Marchés Paysans ». Il y a d’autres initiatives sur le territoire, municipales et/ou privées et il faut vraiment les encourager. Il est important, pour les consommateurs de pouvoir avoir l’assurance de bénéficier de produits locaux, en circuit court, et de qualité. Ces produits doivent pouvoir être accessibles au plus grand nombre, y compris aux familles les plus précaires, sans pour autant tirer les prix vers le bas et de fait les revenus des producteurs. Des solutions existent et nous y travaillons.


Affaires 19 et 20 – Intervention de Mustapha Laoukiri sur le projet ANRU pour les quartiers Mosson et Cévennes

Le projet de renouvellement urbain du quartier de la Mosson prévoit une importante restructuration de la polarité commerciale située au sud du quartier. Pour assurer la pérennité de son fonctionnement, la Ville et la Métropole ont fait appel à l’ANCT. Le montant d’investissement global de cette opération prévue en deux temps de 2023 à 2027, est de 8.871.290€ HT. L’ANCT contribuera à hauteur de 4.327.830€, la Métropole à hauteur de 2.965.758€ et l’ANRU apportera une subvention de 1.457.200€.

Mustapha Laoukiri, adjoint délégué à l’Emploi et à la création d’entreprises

Mustapha Laoukiri: « Ce projet de renouvellement urbain, les habitants des quartiers concernés mais aussi les montpelliérains l’attendent depuis de nombreuses années. Nous nous inscrivons totalement dans cette dynamique, cette ambition de redonner à ces quartiers toute leur place dans la ville, en recréant des espaces de vie, des commerces dignes de ce nom, et en y implantant des services souvent trop souvent absents de ces territoires, qui sont nos territoires, notre histoire, notre ville. Avec Coralie MANTION à la métropole, nous nous y employons chaque jour. L’ANRU portant sur la Paillade et les Cévennes est une ambition à hauteur de notre engagement et c’est une promesse que l’on fait à notre ville, celle d’une ville résiliente qui ne laisse aucun quartier à l’abandon; nous voulons une ville à dimension humaine, une ville engagée et des quartiers réinventés, redonner de la fierté aux habitant-es de ces quartiers, des quartiers avec leur propre histoire, leur propre identité, ce sont ces quartiers qui font ce qu’est Montpellier.


Affaire 21 : Intervention de Coralie Mantion concernant le projet Oxylane à Saint Clément de Rivière

Par courrier du 18 décembre 2020 , la commune de Saint Clément de Rivière sollicite l’avis de la Ville de Montpellier sur l’élaboration de son Plan Local d’Urbanisme. Ce PLU prévoit en particulier la création de l’équipement commercial Oxylane, dont les conséquences environnementales et en matière de risques hydrauliques et de déplacements, conduisent à proposer un avis défavorable sur ce projet.

Coralie Mantion, Conseillère municipale de Montpellier et Vice-présidente de la Métropole, en charge de l’urbanisme

Coralie Mantion: La prolifération des zones commerciales périphériques affaiblit, année après année, le commerce indépendant, le commerce de centre-ville et de proximité. Après l’implantation des supermarchés aux entrées des communes, des grandes-surfaces comme l’Espace Trifontaine aux portes de Montpellier, la communauté de commune du Grand Pic-St Loup veut construire Oxylane, un lotissement multi-activités de 23 hectares sur la route de Ganges. Des boites à chaussure sur du bitume. Ce projet est une aberration écologique et économique.
Pourquoi une aberration économique ?
Pour 1 emploi créé dans une zone commerciale de périphérie, ce sont 3 emplois détruits en centre-ville. Le projet a beau être en dehors de la métropole, il impactera les commerces de Montpellier. La croissance démographique est forte à Montpellier. Mais elle est très loin d’être aussi rapide que la croissance des zones commerciales périphériques. Depuis l’ouverture d’Odysseum, le chiffre d’affaire du centre-ville a baissé de 20%. Qu’adviendra-t-il avec ce projet ? Ce projet est une menace pour l’activité économique, les entreprises, les emplois.
Pourquoi une aberration écologique ?
Oxylane ce sont 23 hectares de terres agricoles et naturelles artificialisées : des parkings, des constructions, des bassins de rétention, des routes. Alors qu’il faudrait, au contraire, préserver nos terres agricoles, la ceinture verte et limiter l’imperméabilisation. A fortiori dans cette zone identifiée comme corridor écologique dans le SRCE (Schéma Régional de Cohérence Écologique).
La plaine des Fontanelles, ce sont 20ha de terres agricoles cultivées, 3ha d’espace boisé classé et un cours d’eau avec sa ripisylve. Ce sont 63 espèces sur le site, dont des chauve-souris, batraciens et autres amphibiens, reptiles et oiseaux de « forte » à « très forte » valeur patrimoniale. C’est un paysage bucolique.
Il est criminel de sacrifier au nom du business, ce site, cette ceinture verte nourricière et forestière. La préservation de ces terres est un patrimoine acquis pour les générations futures.
En plus, de perturber gravement la bio-diversité, ce projet aura un impact sur les enjeux hydrauliques et les ressources en eau. Ce projet est situé sur le bassin versant de la Lironde, un site sensible (pas besoin de vous rappeler les épisodes cévenols de 2014). L’imperméabilisation des sols affectera l’écoulement naturel des eaux et engendrera des conséquences en aval : inondations, dégâts matériels. Pour faire le parallèle avec le début de séance, c’est l’urbanisation à Euromédecine qui perturbe le ruissellement et cause les inondations au CHU.
Dernier point, l’accessibilité.
Oxylane, ce sont jusqu’à 8000 véhicules par jour prévus le samedi. C’est un nouvel aspirateur à voitures qui augmentera le trafic routier, les émissions de CO2 et la pollution de l’air. Alors qu’il faudrait, au contraire, limiter la
dépendance à la voiture, rapprocher habitat et commerce pour favoriser des modes de déplacements non polluants: marche, vélo, transports publics.
Aucun nouveau projet ne doit être programmé sans une desserte efficace en transports collectifs, et un réseau pour les mobilités actives. Nous devons favoriser la mixité fonctionnelle, la ville du ¼ d’heure.

Ce projet va porter une atteinte irréversible à notre territoire. Il doit être stoppé car il ne s’inscrit pas dans une logique de développement économique durable, de territoire résilient, de souveraineté alimentaire, de lutte contre le dérèglement climatique.


Affaire 25 – Intervention de Célia Serrano sur l’acquisition d’un local à Celleneuve

Il est proposé l’acquisition au prix de 253.800€, d’un bâtiment d’environ 170m², ancienne agence bancaire située dans le quartier Celleneuve. Ce bâtiment, situé à proximité immédiate du cinéma Nestor Burma, représente une opportunité de pouvoir installer des activités culturelles en lien avec le cinéma et d’envisager une animation de la place Renaudel en plein centre de Celleneuve.

Intervention de Celia Serrano, conseillère déléguée à l’Enseignement artistique et culturel

Célia Serrano: Dans le quartier Celleneuve, il y un cinéma municipal, Nestor Burma. Dans ce cinéma, il y a une chouette équipe et je voudrais ici la saluer. Dans ce cinéma, il y a une programmation tout public mais aussi des chouettes films d’animations pour les enfants. A côté de ce cinéma, il y a des associations, il y a toute une vie d’artistes, il y a toute une vie de quartier, il y a toute une vie qui s’anime, et il y a des écoles qui se rendent à ce cinéma Nestor Burma car oui! dans ce cinéma, il y a beaucoup d’enfants. A côté de ce cinéma, grâce à cette acquisition, il va y avoir une autre salle pour des bureaux, pour des résidences. Pour des ateliers. Pour rêver. Pour apprendre. Voyez, visualisez la ruche qui va s’installer sur cette place : ça va butiner et ça va essaimer dans les corps et dans les têtes et dans les mains et ça va grouiller. Parce que oui, il grouille de monter des projets, de donner la place aux artistes, de donner le pouvoir aux enfants. Réjouissons-nous, projetons-nous et construisons ensemble un beau projet. Pour que vive l’altérité, l’art et pour que VIVE LE CINÉMA!