De nombreuses études ont montré que les expositions aux perturbateurs endocriniens jouent un rôle majeur dans la forte augmentation des maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, cancers, asthme, troubles de la reproduction, troubles du comportement…). Cette action est particulièrement préoccupante pendant des périodes de plus grande vulnérabilité, telles que la grossesse et la petite enfance. En France, cela s’est notamment traduit par une progression de la prématurité et de la mortalité infantile au cours de la dernière décennie, alors qu’elle a reculé dans tous les pays européens. Après l’alerte lancée par The Lancet en 2022, ce constat est conforté par l’INSEE dans sa publication le 14 juin 2023. Ce problème de santé publique peut néanmoins être significativement limité en diminuant l’exposition aux perturbateurs endocriniens. C’est tout l’enjeu de la campagne « Villes et Territoires sans Perturbateurs Endocriniens » portée par le Réseau Environnement Santé, qui vise à mobiliser les collectivités territoriales sur cette question. Avec la signature de cette charte hier soir à l’Hôtel de Ville, en présence d’Elodie BRUN-MANDON, Conseillère municipale, Déléguée à la santé, à la prévention et à la lutte contre les addictions, Marie MASSART, Adjointe au Maire de la Ville de Montpellier, Déléguée à la Politique alimentaire et l’Agriculture urbaine et André CICOLELLA, Président du Réseau Environnement Santé, la collectivité concrétise son engagement à favoriser l’information de ses citoyens, et aussi à faire évoluer ses propres pratiques, notamment en matière d’achats pour les services et structures accueillant les usagers, particulièrement dans les crèches et les écoles. Crédit photo : Frédéric DAMERDJI – Ville de Montpellier
Monsieur le Président du MHSC Monsieur le Président du MHR Madame la Ministre des Sports Monsieur le Président de la LFP Monsieur le Président de la LNR Monsieur le Président de la FFF
à Montpellier, le 18 septembre 2023
Objet : lettre ouverte pour la mutualisation du stade Yves du Manoir à Montpellier
Madame, Messieurs,
Nous vivons une époque de bouleversements sans précédent. Les signes du changement climatique, des tempêtes plus fréquentes aux canicules plus intenses, sont de plus en plus visibles. Ces phénomènes ont un impact direct sur nos vies, nos économies et nos infrastructures. Face à cette réalité, il est impératif de repenser notre manière d’agir et de construire. Comme dans d’autres domaines de l’action publique, dans le domaine du sport, nous avons une responsabilité particulière : celle de montrer la voie vers un avenir plus respectueux de l’environnement.
Le sport, bien plus qu’un simple divertissement, est un reflet de notre société. Il a le pouvoir d’influencer, d’éduquer et d’inspirer. En adoptant des pratiques plus vertueuses du point de vue de l’environnement, nous pouvons non seulement réduire notre propre empreinte écologique de manière exemplaire et par là inspirer les citoyens et les acteurs économiques à faire de même. Le sport peut être un catalyseur puissant pour le changement positif.
La préservation du foncier est devenue une priorité absolue. La notion de ZAN (Zéro Artificialisation Nette) souligne l’importance de protéger nos sols contre l’artificialisation excessive. Chaque parcelle de terrain que nous artificialisons réduit la capacité de la terre à absorber le CO2, impacte la biodiversité et accentue les risques d’inondations. En cohérence avec la philosophie qui guide l’action de la Municipalité en matière d’aménagement du territoire, nous devons envisager notre ville, son capital, son capital foncier, ses infrastructures, comme une ressource précieuse et renouvelable. Au lieu de s’étendre continuellement, nous devons valoriser, optimiser et réutiliser ce que nous avons déjà. Ce sont ces raisons qui nous ont conduit à être défavorables à l’hypothèse de construire un nouveau stade sur des terres agricoles sur la commune de Pérols. Et ce sont ces mêmes raisons qui nous font défendre le principe d’utiliser au mieux l’actuel stade de la Mosson qui a accueilli il y a peu la Coupe du monde féminine de football répondant en cela aux normes les plus exigeantes de la FIFA. Utiliser au mieux implique des mesures de protections de la pelouse contre le risque inondation. Cette amélioration ne peut de notre point de vue s’entendre que comme un investissement limité et ponctuel sans rapport avec une rénovation complète du stade qui est strictement incompatible avec les capacités et les choix budgétaires des collectivités.
Une proposition : un stade commun pour les deux clubs.
Dans cette même philosophie, nous pourrions mutualiser le stade Yves du manoir à Montpellier pour les deux clubs de foot et de rugby.
Construire de nouvelles infrastructures nécessite d’énormes ressources, tant financières, énergétiques qu’environnementales : espaces naturels, matières premières, transports etc…. En mutualisant nos stades existants, nous pouvons non seulement réaliser des économies significatives, mais aussi réduire notre impact sur l’environnement. Imaginez un stade polyvalent, comme il en existe dans de nombreuses villes, équipé pour le très haut niveau. Celui-ci pourrait accueillir à la fois des matchs de football et de rugby. Non seulement cela optimiserait l’utilisation de l’espace, mais cela éviterait également la consommation inutile de ressources pour la construction de nouvelles infrastructures. A ce titre, la construction de ligne 5 de tramway va permettre la desserte optimale du stade Yves du Manoir. (GGL Stadium).
De la même façon, l’environnement immédiat du stade pourrait accueillir, sur le territoire de la commune de Montpellier, des développements mutualisés répondant aux besoins d’une offre d’équipements (notamment le musée Louis Nicollin dont les collections s’adressent à toutes et tous) en lien avec l’expérience sportive tels que le MHR et le MHSC l’envisagent aujourd’hui chacun séparément.
L’actuel stade de la Mosson et le stade Yves du Manoir constituerait une offre complémentaire qui permettrait une utilisation agile en fonction des besoins, des affluences, et des opportunités pour les équipes masculines et féminines du MHR et du MHSC.
En conclusion, nous vous invitions à examiner avec attention et bienveillance cette proposition de mutualisation non seulement comme une solution économiquement viable, mais aussi un pas en avant pour notre territoire d’innovation.
Amap, cantines, épiceries et conserveries solidaires, de multiples initiatives de terrain existent pour lutter contre la précarité alimentaire. A l’Etat de les accompagner massivement, exhorte un collectif d’élus locaux.
Retrouvez l’interview de Mustapha Laoukiri sur France Bleu Hérault concernant la mobilisation et la solidarité de la ville de Montpellier en soutien aux victimes du séisme au Maroc.
Bonjour, Une question, donc la ligne bleu pleine ça montre les tronçons qui passent de voies vélos, vers voies partagées…
Beau projet !!!! Charte Que l’on pourrait promouvoir auprès des entreprises d’élagage et des services municipaux délivrant les autorisations de…
Accrochons nous (aux branches), les promoteurs sont coriaces ! Espérons aussi que la taille des arbres sera moins draconienne en…
Bonjour, Je me permets de réagir sur la Stratégie Mobilité 2025 qui prend la population dans son ensemble sans faire…
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