Maryse Ruban nous a quitté

Maryse Ruban nous a quitté

Écologiste et adjointe au mairie de #Montpellier de 2001 à 2008, Maryse porta haut les valeurs de l’écologie, notamment au travers de sa délégation aux Droits des femmes. Ci-dessous son interview parue dans « Montpellier Notre Ville » n°289 de mars 2005.

Que représente pour vous, en tant que femme, la journée du 8 mars ?

Pour moi, en tant que femme, la journée du 8 mars revêt une importance capitale, à la fois par sa dimension historique, sa valeur symbolique et sa portée universelle. Elle marque la permanence d’une affirmation de l’identité des femmes dans le monde et de leur revendication à se voir reconnaître non seule-ment l’intégralité et l’effectivité de leurs droits mais encore, concrètement, toute la place qui leur re-vient, dans tous les pays et à tous les niveaux, dans la vie sociale,économique et politique.

Et en tant qu’élue ?

Pour l’élue que je suis, la journée du 8 mars a, au moins, une double signification. D’une part, le fait d’avoir été élue conseillère municipale en mars 2001 renvoie directement à la loi sur la parité, qui doit s’analyser com-me le résultat d’une action des mouvements féministes en faveur d’une représentation équitable des femmes dans toutes les instances politiques. D’autre part, exercer un mandat politique, en tant que femme, don-ne des responsabilités particulières et en-gage l’élue à défendre constamment, dans sa sphère d’action, la cause des femmes.

Pourquoi est-il important, pour une collectivité, de commémorer les 60 ans du droit de vote des femmes ?

La collectivité, quand il s’agit en particulier d’une commune, a des devoirs vis-à-vis des citoyennes et citoyens qui peuvent attendre de leurs élus -femmes et hommes – qu’ils fassent vivre les trois va-leurs fondamentales et in-dissociables de notre ré-publique : liberté, égalité,fraternité. Elle se doit de célébrer l’anniversaire d’une conquête essentielle qui a marqué l’entrée, trop longtemps différée, des femmes dans la vie de la cité, d’abord en tant qu’électrices et, de plus en plus, en tant qu’élues. Elle se doit aussi de tout faire pour que se réalise pleinement l’égalité des genres.

*Maryse RUBAN est adjointe au maire, déléguée aux Droits de la Femme.

Interview parue dans « Montpellier Notre Ville » n°289 de mars 2005 – https://www.montpellier.fr/uploads/Externe/8d/13_450_30-PUB_CHEMIN_FICHIER_21_1135612690.pdf

De nouveaux aménagements cyclables pour 2021

De nouveaux aménagements cyclables pour 2021

Dans le cadre de la politique globale « Mobilités » et du Plan mobilités actives de 150 M€ (marche, vélo, Personnes à Mobilité Réduite) mené par l’équipe municipale, offrir des services de mobilité plus respectueux de la planète constitue un enjeu majeur.

Pour ce faire, différents leviers vont être mis en place. L’un des premiers sera de rendre le transport public plus attractif pour chaque habitant de la Métropole de telle sorte qu’il soit réellement concurrentiel par rapport à la voiture individuelle. D’autres leviers seront également mobilisés tels que les modes actifs, et plus particulièrement l’usage du vélo et de la marche, la création d’une zone de faible émission sur le territoire de la métropole avec la sortie progressive du diesel pour les poids lourds ou encore la généralisation des zones à 30 km/h.

Avec la mise en place de ces expérimentations, nous souhaitons :

  • une accélération de la transition des mobilités,
  • une priorité aux alternatives à la voiture (bus, vélo),
  • un respect strict du partage de la voirie : stationnement et circulation interdits sous peine d’amende de 135 euros.

PRÉSENTATION DES AMÉNAGEMENTS CYCLABLES

EN 2021

Au premier trimestre 2021 : 

  • Des voies mixtes seront aménagées :

– Sur l’avenue de Palavas et sur le boulevard de Strasbourg, dans un seul sens, 300 mètres et 800 mètres de voies mixtes. Les travaux se termineront respectivement le 19 février et le 26 février. 

  • Des voies réservées au vélo seront praticables :

– Sur l’avenue du Pont Juvenal, 300 mètres de voie vélo dans un seul sens. Les travaux dureront de mi-février à début avril. 

– Sur le quai Laurens, 200 mètres de voie cyclable accessibles à partir du 26 février.

– Sur l’avenue Flahaut, de la rue de Las Sorbes jusqu’au carrefour Jules Rimet, une voie vélo dans un seul sens. Les travaux déjà engagés se termineront d’ici mi-février.

– Rue Portalière des Masques, 500 mètres de voie vélo dans le sens de circulation d’ici le 19 février. 

 Au total, ce sont 5,4 kilomètres de pistes cyclables en plus, qui seront praticables durant le premier trimestre 2021. 

Au second trimestre 2021 : 

  • Des voies mixtes seront aménagées :

– Sur l’avenue de l’Europe, 1 kilomètre de voie dans chaque sens de circulation. 

– Sur le Boulevard des Arceaux, une voie mixte dans un sens et une voie réservée au vélo dans l’autre, pour un total de 1,2 kilomètres. 

  • Des voies réservées au vélo seront praticables : 

– Sur l’Avenue Heidelberg : 1,3 kilomètres de voie dans les deux sens.

– Sur la RM65 : 2 kilomètres de voie dans chaque sens de circulation. 

RETOUR SUR LA FIN D’ANNÉE 2020

  • 1) Amélioration des voies exclusivement vélo

Avenue Charles Flahault, avenue Saint-Charles, rue Croix Catelan, rue Léon Blum, Pont Juvénal, avenue Jacques Cartier (Poséidon – Rhodes), Avenue François Delmas (Pont de Castelnau-le-Lèz) et avenue de la Justice de Castelnau (entre Roqueturière et Montasinos): Sur ces tronçons, les expérimentations se poursuivent mais les aménagements sont consolidés. Des balises fixes en remplacement des balises temporaires seront posées, un marquage et une signalisation réglementaires seront renforcés et des SAS vélos seront créés aux carrefours à feux.

  • 2) Transformation des actuelles pistes cyclables en voies mixtes bus-vélo

Boulevards de ceinture (Marius Carrieu – Paul Rimbaud – Henri Marès – Voie Domitienne – Frédéric Sabatier d’Espeyran – Justice de Castelnau entre Dunant et Montasinos) : Les voies cyclables actuelles vont être transformées en voie mixte bus – vélos dans chaque sens de circulation. Une signalisation jaune au sol sera réalisée avec les logos bus et vélo. Les balises temporaires seront supprimées aux carrefours à feux.

  • 3) Création de nouvelles voies mixtes bus-vélo

Avenue Clémenceau : Sur l’avenue Clémenceau, l’expérimentation proposée, en préfiguration de la ligne 5, consiste à réduire la circulation automobile sur une seule voie en sens unique (direction centre-ville). Ainsi, seront créées deux voies mixtes bus-vélo (une dans chaque sens).

Avenue de la Pompignane – Partie Sud : Dans le prolongement de la piste cyclable de l’avenue de la Pompignane (partie Nord) et en connexion avec le Pont Juvénal, sur la section à 2×2 voies entre l’école Painlevé et l’Arbre blanc, seront créées deux voies mixtes bus-vélo (une dans chaque sens).

  • 4) Nouvelle piste cyclable

Route de Mende – Sud Dunant : Sur la Route de Mende, en lien avec le chantier de la Ligne 5 et dans la perspective de la coupure de l’avenue du Docteur Pezet, tout en étant en connexion avec les pistes cyclables existantes sur les rues Saint-Vincent-de-Paul et Colonel Marchand côté Boutonnet, une nouvelle voie cyclable (une dans chaque sens) sera créée. Dans cet aménagement, il n’y aura pas de modification de la circulation automobile mais une suppression des deux files de stationnement (106 places) au profit de pistes cyclables bilatérales.

Quelques chiffres

Trafic vélos sur les aménagements cyclables :

  • Boulevards de ceinture : entre 460 et 700 vélos/jour selon les sections au 26/06/20
  • Avenue Charles Flahault : 1550 vélos/jour au 03/07/20

Évolution du trafic vélos au totem de la place Albert 1er :

  • 900 vélos/jour avant le confinement
  • 1750 vélos/jour au 03/07/20

Soit un quasi doublement (+90 %) du trafic vélo entre avant mars et juillet

Évolution du trafic automobile entre avant mars et début juillet :

  • Avenue Charles Flahault : – 17%
  • Boulevards de ceinture : – 25%
  • Report sur l’axe RD65 au Nord des boulevards de ceinture : entre + 8% et + 44% selon les sections
  • Report sur l’axe Castelnau Nazareth au Sud des boulevards de ceinture : identifié mais non comptabilisé.  

Les objectifs premiers de ces expérimentations :

  • sécuriser les cyclistes,
  • assurer une vitesse commerciale pour les futurs bus à haut niveau de service,
  • réduire la part modale de la voiture pour développer les mobilités actives et préserver l’environnement. 
Un nouveau marché paysan aux Aubes chaque mercredi

Un nouveau marché paysan aux Aubes chaque mercredi

Fanny Dombre-Coste, Marie Massart et Roger-Yannick Chartier au marché des Aubes le 10 février 2021

Mercredi 10 février donnait le coup d’envoi d’un nouveau marché paysan au sein du quartier les Aubes. A cette occasion, Roger-Yannick Chartier, Adjoint au Maire délégué au Commerce de proximité, à l’Artisanat et au Tourisme, et Marie Massart, Adjointe au Maire en charge de la politique alimentaire et de l’agriculture urbaine, sont allés à la rencontre de la vingtaine d’exposants présents sur ce nouveau rendez-vous, qui se tiendra chaque mercredi de 16h30 à 19h (18h pendant le couvre-feu).

Tous répondent à des critères stricts correspondant à l’appellation « marché paysan » : ils doivent être soit paysans producteurs, soit commerçants non-sédentaires artisans alimentaires transformant eux-mêmes les produits qu’ils achètent.

RENDRE ACCESSIBLE LE BIEN-MANGER ET LES CIRCUITS COURTS EN MILIEU URBAIN

Les modes de consommation sont en pleine mutation en milieu urbain. La volonté de bien manger et la préoccupation grandissante pour l’écologie constituent des données importantes, conditionnant les achats. La Ville de Montpellier est particulièrement attentive à ces nouveaux modes de consommation et travaille à favoriser la commercialisation de produits frais, de qualité et de proximité. 13 marchés alimentaires sont déjà accessibles sur la ville de Montpellier, une offre qui tend à se renforcer, principalement dans les quartiers qui n’en sont pas encore dotés.

150 000 EUROS INVESTIS POUR ACCUEILLIR CE NOUVEAU MARCHÉ

Ce marché paysan est la suite logique du point de retrait mis en place pendant le premier confinement, par le Comité de quartier des Aubes et l’Association Animation et Vie des Aubes avec l’appui de l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault, qui aura en charge sa gestion. La Ville de Montpellier a ainsi aménagé la place localisée à l’intersection de la rue des Cailles et la rue des Colombes pour permettre l’accueil de ce nouveau marché de plein air.

A lire dans la presse :

[Libération] Montpellier: l’abandon du stade de la Paillade, un abandon pour le quartier

[Libération] Montpellier: l’abandon du stade de la Paillade, un abandon pour le quartier

Le nouveau maire PS a annoncé la construction prochaine d’un nouveau stade de foot dans les quartiers neufs du sud de la ville, privant cette zone défavorisée du seul équipement qui favorisait un peu de mixité sociale.

(…)

Bien qu’appartenant à la majorité municipale, Coralie Mantion, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole, déléguée à l’aménagement durable du territoire, à l’urbanisme et à la maîtrise foncière, n’approuve pas non plus le choix du maire. «Nous avons toujours dit que nous étions contre ce projet, souligne cette élue EE-LV. Mais cette délocalisation faisait partie du programme de Michaël Delafosse, et son élection à la tête de Montpellier l’a donc actée.» Pour autant, elle campe sur ses positions : «Pour moi, le retrait du MHSC est une relégation supplémentaire pour le quartier de la Paillade.»

Certes, chacun sait que son stade vieillissant, frappé par deux épisodes cévenols en 2014 et 2015, a été classé en zone rouge dans le plan prévention risques inondations. «Mais il répond encore aux normes de la Fifa et sa réhabilitation était faisable. Elle avait d’ailleurs été envisagée il y a quelques années, puis le projet a été abandonné», rappelle Coralie Mantion, qui déplore aussi le choix de l’implantation du futur stade : «Le nord-ouest de Montpellier est à nouveau délaissé au profit de l’avancée de la ville vers la mer, au sud.»

L’avenir du stade de la Paillade demeure quant à lui bien incertain. Selon la mairie, une concertation s’engagera avec les habitants du quartier tandis qu’un appel à projets autour du sport libre et des nouvelles pratiques urbaines devra définir la future vocation du site. «Il y a des choses à inventer pour le transformer et le dynamiser», prédit Michaël Delafosse. Mais le maire reconnaît du bout des lèvres que le stade pourrait bien y laisser sa peau. Devançant les critiques et les polémiques, il lâche : «Si ce stade pouvait régler les problèmes du quartier, ça se saurait.»

(…)

Lire l’article entier (réservé aux abonnés)

Le Conseil Municipal des enfants est entré en fonction mercredi 20 janvier 2021

Le Conseil Municipal des enfants est entré en fonction mercredi 20 janvier 2021

Mercredi 20 janvier s’est déroulée l’assemblée générale de début de mandat du Conseil municipal des enfants (CME) de la Ville de Montpellier, en présence de Fanny DOMBRE – COSTE, Première Adjointe au Maire, déléguée à la Ville éducative et à la réussite scolaire, de Marie MASSART, Adjointe au Maire, déléguée à la Politique alimentaire et à l’agriculture urbaine et de Severine SAINT-MARTIN, Adjointe au Maire, déléguée au Renouveau démocratique et à l’innovation sociale.

A cette occasion, les 64 jeunes membres du Conseil municipal ont présenté, aux élus municipaux et aux services de la Ville, les idées et projets qu’ils souhaitent porter au cours de leur mandat.

Ces jeunes élus sont tous des élèves de CM2 et CM1/CM2.  Ils sont scolarisés dans 16 écoles de la ville (Charles Dickens, Jean Jaurès, Jacques Brel, Heidelberg, Léopold Sedar Senghor, Spinoza, Germaine Richier, Calandreta Dau Clapas, Jean Zay, Marie Curie, Langevin, Mermoz Diderot, Simon Bolivar, Garibaldi, Victor Hugo – Paul Bert).

Montpellier, plus grande ville de France à proposer un repas végétarien quotidien dans les cantines scolaires

Montpellier, plus grande ville de France à proposer un repas végétarien quotidien dans les cantines scolaires

Conférence de presse à la cuisine centrale de Montpellier, jeudi 7 janvier 2021

Depuis le 4 janvier 2021, un repas végétarien est proposé quotidiennement dans les cantines de la ville. Montpellier devient ainsi la plus grande ville française à offrir au quotidien ce choix alternatif bénéfique pour notre environnement et la santé des plus jeunes.

Dans un mandat où la jeunesse est une priorité assumée, l’équipe municipale et Marie Massart visent par cette mesure à encourager une alimentation saine, accessible à tous les enfants.

1- UNE POLITIQUE ALIMENTAIRE VOLONTARISTE POUR SENSIBILISER LES PLUS PETITS

Avec près de 15.400 repas servis en moyenne chaque jour dans ses 86 restaurants scolaires, la Ville de Montpellier constitue un important producteur alimentaire dont les choix ont un impact réel sur l’environnement. Prescripteur auprès de générations d’écoliers, elle a la capacité de sensibiliser sur le rôle de l’alimentation et du rapport entre les hommes, leur alimentation et leur environnement.

UN ENGAGEMENT FORT POUR LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET SOLIDAIRE

La mise en place de menus végétariens dans les restaurants scolaire figure parmi les engagements forts de la municipalité élue en juin 2020. Un engagement mis en place avec rapidité grâce à la réactivité et la compétence des équipes municipales :

  • Dès la rentrée scolaire de septembre 2020, instauration d’un repas végétarien hebdomadaire (obligatoire)
  • Janvier 2021, mise en place du repas végétarien quotidien (à la demande et sur inscription)

Afin de garantir la qualité nutritionnelle, ces repas végétariens et/ou sans protéines animales comportent des associations de légumineuses et de céréales, des œufs, et/ou des produits laitiers. 

ENVIRONNEMENT, CITOYENNETÉ ET BIEN-ÊTRE ANIMAL

Avec l’instauration du régime végétarien à la demande, la ville de Montpellier se fixe 3 objectifs :

  • Sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge à des modes de consommation plus durables, en leur proposant des repas végétariens de qualité
  • Limiter l’achat de viandes issues de l’élevage intensif afin de composer des menus avec des denrées de meilleure qualité et issues de filières plus vigilantes au respect du bien‐être animal
  • Privilégier le recours à des denrées de type céréales et légumineuses, dont la production est plus respectueuse du climat et de la biodiversité

UN RÉGIME VÉGÉTARIEN RÉPONDANT AUX ATTENTES DES PARENTS

Objet d’expérimentation depuis plusieurs années, l’essor du régime végétarien fait l’objet d’une attente forte des parents d’élèves et des enfants, encouragée par la Direction de la Politique alimentaire. Dès 2015, c’est à l’initiative du Conseil municipal des enfants que des repas alternatifs exclusivement végétaux ont été proposés, avant l’introduction de deux menus alternatifs par mois (repas végétariens sans protéines animales). Aujourd’hui, le régime standard représente moins de la moitié des régimes demandés par les familles.

C’est à partir de la satisfaction exprimée par les familles sur la qualité de ces repas et le respect de l’équilibre nutritionnel que la généralisation du repas végétarien a été proposé.

OFFRIR UN CHOIX AUX ENFANTS, ACTEURS DE LEUR ALIMENTATION

Les goûts évoluent tout comme les modes d’alimentation. L’offre quotidienne de repas végétarien s’inscrit dans une volonté d’offrir un choix supplémentaire aux enfants qui le désirent pour les rendre pleinement acteurs de ce qu’ils mangent dans leur assiette. La nouvelle option du repas végétarien quotidien s’ajoute aux différents régimes préalablement existants, et notamment au menu alternatif servi chaque semaine.

SENSIBILISER LES JEUNES GÉNÉRATIONS

L’introduction du repas végétarien quotidien s’appuie sur une politique volontariste menée par la Direction de la politique alimentaire afin de sensibiliser les plus jeunes et former les personnels.

De nombreuses initiatives éducatives sont en place pour éveiller les enfants à l’impact d’une alimentation durable :

  • Un livret pédagogique « alimentation durable »
  • 220 enfants diplômés « éco‐écoliers » en 2020
  • 40 animations/an « les 5 sens » et « création de menu durable »
  • 100 agents formés/an à l’équilibre nutritionnel et à l’accompagnement du temps du repas
  • 6 représentations/an du spectacle « opération brocoli »

2- RÉGIME VÉGÉTARIEN : UN ATOUT NUTRITIONNEL ET ENVIRONNEMENTAL DANS NOS ASSIETTES

La restauration scolaire est un service public et doit offrir une alimentation respectueuse de la santé de nos enfants. C’est un gage de confiance pour les familles afin qu’elles puissent sereinement confier leurs enfants à la collectivité. A l’heure de la transition écologique et des connaissances nouvelles en termes d’impact sur la santé, les collectivités locales dont la Ville de Montpellier s’engagent pour être des références dans le domaine.

DES REPAS BONS POUR LA SANTÉ

La diversification des sources de protéines figure parmi les recommandations des pouvoirs publics depuis la loi Agriculture et Alimentation du 2 octobre 2018. Les repas végétariens proposés par les chefs de la cuisine centrale de Montpellier s’inscrivent dans cet objectif.

Etablis par des chefs cuisiniers sous le contrôle de diététiciennes, ils garantissent un apport nutritionnel en protéines conforme aux recommandations nutritionnelles. Les protéines animales (viande, poisson et oeuf) qui contiennent les 8 acides aminés essentiels sont remplacées par l’association légumineuses (soja, lentilles, haricots blancs, rouges, flageolets…) et céréales (quinoa, seigle, épeautre…) qui offre la même couverture des besoins de l’organisme.

Avec la création d’une quinzaine de recettes basées sur des produits locaux et de saison, les chefs de
la cuisine centrale font le pari d’associer de nouvelles saveurs au sein de ces repas végétariens, pour
éveiller le palais des plus jeunes.

RÉDUIRE L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL DE NOTRE ALIMENTATION

Avec l’essor des repas végétariens servis dans ses écoles, la Ville de Montpellier s’engage pour réduire l’impact environnemental lié à la surconsommation de viande. L’élevage intensif, en plus d’offrir des aliments pauvres en goût et qualité nutritionnelle, et de ne pas intégrer la question du bien‐être animal, conduit à un gaspillage des ressources et une pollution forte de notre planète.

MENU VEGETARIEN DU JEUDI 7 JANVIER – D’où proviennent les produits ?
Entrée
salade bio d’Aimargues (Gard)
Plat : Couscous végétarien
Courge de Lattes (Hérault)
Carottes de Mauguio (Hérault)
Navet d’Aigues‐Mortes (Gard)
Chou frisé d’Aigues‐Mortes (Gard)
Semoule bio de France
Dessert
Pommes bio de Izaourt (Hautes‐Pyrénées)
Dessert au lait de coco fabriqué en France
Pain bio de Fabrègues issu de farine locale

2020-2026 : DES OBJECTIFS AMBITIEUX POUR UNE ALIMENTATION SAINE ET DURABLE

  • Vers 100% de produits biologiques et/ou locaux d’ici 2026
  • Introduction en 2021 de la viande labellisée biologique et du fromage biologique à la coupe
  • Limitation au maximum des produits ultra‐transformés
  • Vers la suppression de la viande issue d’élevages intensifs
  • Réduction des déchets produits
  • Étude pour assurer une production alimentaire de proximité avec du personnel formé
  • Contribution à l’aide alimentaire au travers de tarifs sociaux et de dons aux associations

3- MONTPELLIER, VILLE ENGAGÉE POUR UNE ALIMENTATION SAINE ET DURABLE

De nombreuses études démontrent que de nouveaux modes de consommation, avec plus de végétal, ont un impact environnemental moindre qu’un mode de consommation « toutes protéines animales ». Face à ces enjeux écologiques actuels, il apparait impératif et urgent de diversifier les sources de protéines et de sensibiliser les jeunes générations à la consommation de protéines végétales.

LOI EGALIM : 2 ANS D’AVANCE

La loi du 30 octobre 2018 portant sur l’agriculture et l’alimentation, dite « EGAlim », a prévu un ensemble de mesures concernant la restauration collective, dans le cadre du nouveau Programme national pour l’alimentation (2019‐2023), pour favoriser l’accès de tous à une alimentation plus saine, sûre et durable. Parmi ces mesures, l’obligation d’atteindre un seuil de 20% de produits bio et 50% de produits durables d’ici 2022 et l’instauration une fois par semaine d’un menu végétarien d’ici 2021. Avec deux ans d’avance sur les objectifs de la loi EGALIM, la ville de Montpellier figure parmi les « bons élèves »:

  • 20% des produits sont issus de l’agriculture biologique dès 2020
  • 50% des produits sont durables dès 2020 (biologiques, locaux, issus de circuits courts, labels, commerce équitable)
  • Menus végétariens tous les jours, contre une fois par semaine exigée par la loi
  • Utilisation de barquettes biocompostables et abandon du plastique, en anticipation de l’interdiction du plastique dans la restauration collective fixée dans la loi à 2022

4- FAVORISER L’ACCÈS DE TOUS À UNE RESTAURATION SCOLAIRE DE QUALITÉ

Près de 2 millions de repas annuels sont fabriqués afin d’être servis dans les 86 restaurants scolaires de la Ville de Montpellier, qui comptent plus de 21 400 enfants inscrits. Ce service public indispensable pour de nombreuses familles joue un rôle central pour garantir le droit de tous les enfants à une alimentation saine. La restauration scolaire n’est pas seulement un besoin physiologique, mais aussi un temps social et culturel où les enfants apprennent à découvrir l’autre.

UN EFFORT BUDGÉTAIRE POUR DES ALIMENTS BIO ET DURABLES

Pour augmenter encore la part des aliments bio et/ou durables dans les assiettes des écoliers, la municipalité fait un choix fort : augmenter les moyens consacrés à ce poste de dépense.

Le budget de la ville de Montpellier consacré aux « achats alimentaires » pour la restauration atteindra 3 135 000€ en 2021, contre 2 613 104€ en 2020. Cet effort budgétaire (+ 22%) illustre la volonté forte d’améliorer continuellement la qualité des produits offerts aux enfants.

UNE TARIFICATION SOLIDAIRE POUR LES FAMILLES MONOPARENTALES

La cantine est un lieu de sociabilisation dans le cadre scolaire. Elle offre la garantie d’un équilibre nutritionnel pour tous les enfants lors de la pause méridienne, quelles que soient les difficultés rencontrées par les familles. Depuis la rentrée de septembre 2020, la municipalité a mis en place une tarification à 50 centimes le repas pour les familles monoparentales modestes, au lieu de 1,75€, tarif minimal.
Près de 2 000 enfants ont d’ores et déjà bénéficié de ce tarif qui représente 135€ de pouvoir d’achat pour les familles, par an et par enfant.
70 % du prix réel de tous les repas scolaires est pris en charge par la Ville de Montpellier.



LES CHIFFRES CLEFS DE LA RESTAURATION SCOLAIRE À MONTPELLIER

  • 2 100 000 repas fabriqués par an
  • Plus de 15 000 repas servis en moyenne par jour
  • 96 agents
  • 86 restaurants scolaires
  • 9 selfs : Groult, Moreau, Pottier, Savary, Mitterrand, Richier, Miro, Delteil
  • 7 tonnes de denrées alimentaires réceptionnées, cuisinées et distribuées par jour
  • 200 tonnes de bio déchets triés, collectés et valorisés/an
  • Plus de 15 000 repas donnés chaque année aux organismes caritatifs (Saint Vincent de Paul, Restaurants du cœur)