[France Bleu Hérault] Les « Dimanches du Maire »: un débat du 20ème siècle selon Manu Reynaud

[France Bleu Hérault] Les « Dimanches du Maire »: un débat du 20ème siècle selon Manu Reynaud

Mercredi 2 décembre 2020 à 6:31 – Par Sébastien Garnier, France Bleu Hérault

Extrait :

Toutes les communes doivent décider avant le 31 décembre  des jours d’ouverture exceptionnelle de leurs commerces pour  l’année prochaine. Les élus de la ville de Montpellier viennent de voter une dérogation pour neuf dimanches. Jusqu’à présent, sept jours d’ouverture dominicale étaient autorisés à Montpellier. Vingt conseillers municipaux ont voté contre cette extension notamment les communistes et les écologistes Est-ce que cela veut dire qu’ils sont contre tout soutien aux petits commerces de proximité en cette période de Covid ? 

Non, répond Manu Reynaud, deuxième adjoint au maire et président du groupe Choisir l’écologie à Montpellier. « Au contraire, nous voulons les défendre mais ce n’est pas la bonne méthode. Pour les petits commerces, la réponse n’est pas de travailler le dimanche, il faut les soutenir. » 

Manu Reynaud explique pourquoi il a voté contre l’ouverture des magasins le dimanche – Écouter l’interview (00:49′)

« Le travail le dimanche est un débat du XXe siècle. »

Manu Reynaud

[L’Agglorieuse] Grand entretien avec François Vasquez sur les déchets à Montpellier

[L’Agglorieuse] Grand entretien avec François Vasquez sur les déchets à Montpellier

Interview vidéo de François Vasquez, conseiller municipal à Montpellier et vice-président en charge de la Collecte, du Tri, de la Valorisation des déchets et de la Politique zéro déchet.

(Extrait)

Question: Pourquoi l’usine Amétyst voulue par les Verts est une calamité écologique?

FV : En fait à l’époque, on leur avait mis un choix: soit c’était un incinérateur, soit c’était une usine de tri mécano-biologique avec la méthanisation. La méthanisation, c’était le greenwashing industriel. A l’époque, les écologistes politiques (les Verts comme d’autres écologistes d’ailleurs), ne maîtrisaient pas ce sujet qui est très pointu. Moi, j’y suis immergé depuis mon jeune âge, comme vous l’avez précisé. L’erreur a été commise en pensant qu’on échappait à l’incinérateur pour quelque chose de plus vertueux. Or, sur le papier, je savais déjà que cette structure nous mènerait dans l’impasse. Chose qui s’est vérifiée pendant ces 15 années.

Vous avez été celui qui s’est battu contre l’usine de méthanisation au début, dans les années 2005.

FV : 3 ans avant sa construction, j’ai dit qu’il ne fallait pas la faire. J’ai même eu un débat à l’époque contre Jean-Louis Roumégas avec Midi Libre (c’était en 2006), ou j’expliquais déjà ce qui allait se passer. Les 2 rapports de la cour des comptes ont corroboré ce que j’annonçais c’est à dire un échec industriel et financier.

L’usine de méthanisation a couté 100 millions d’euros, 15 millions de frais par an… C’est impossible de rentabiliser un investissement comme ça, avec du grand n’importe quoi: les produits reçus à Amétyst, il y a 125.000 tonnes de poubelles grises et seulement 1700 tonnes de déchets triés, c’est à dire 1%. C’est catastrophique !

FV : C’est que que j’annonçais avant sa construction: je disait qu’on ne pouvait pas mettre une usine de tri en fonctionnement sans pénaliser le tri à la source. C’était une évidence, c’était antinomique. Et donc, en faisant une usine de tri, on a empêché le tri à la source de tous les flux, c’est à dire le verre mais aussi des bio-déchets. Et donc maintenant notre but, c’est de mettre ce tri à la source en premier lieu et de baisser les tonnages d’ordures de poubelles grises (mélangées) entrant à Amétyst et qui nous coutent une fortune !

(…)

Écouter / voir la suite en cliquant sur la vidéo en haut de page.

[Midi Libre] Montpellier : « Il n’y aura pas de logements étudiants ou autres à Cambacérès »

[Midi Libre] Montpellier : « Il n’y aura pas de logements étudiants ou autres à Cambacérès »

Un quartier où, pour l’heure, figure très esseulée la gare Sud de France, actuellement fermée. Un quartier où, pour l’heure, figure très esseulée la gare Sud de France, actuellement fermée. MIDI LIBRE – JEAN MICHEL MART

Article Publié le 25/11/2020 à 10:36 , mis à jour à 10:40

Coralie Mantion, élue écologiste et vice-présidente, a haussé le ton lundi 23 novembre en séance.

C’est sans doute le quartier dont on parle le plus ces derniers mois en conseil municipal ou de Métropole et c’est pourtant celui où personne ne vit. Pour preuve, même la gare Sud de France, qui trône esseulée sur ses terres, est fermée au vu du peu de trafic actuel SNCF. L’avenir de Cambacérès est une nouvelle fois revenu sur le tapis. Avec, en ligne de mire, la possible construction de logements, notamment étudiants, qui avait été projetée par l’ancienne municipalité.

Coralie Mantion règle ses comptes

Et si, jusque-là, l’écologiste et vice-présidente Coralie Mantion avait gardé son calme, elle a clairement réglé ses comptes face aux critiques de l’opposition sur ce sujet : « Le sud-ouest de Montpellier a été abîmé et détruit. Notre objectif est très simple sur ce projet : il est de limiter les dégâts de l’artificialisation des sols enclenchée par les précédentes mandatures. »

« Contrairement à ce que certains pensent, nous ne nous sommes pas vendus pour quelques places, nous n’avons pas cherché à aller au plus offrant, mais nous avons travaillé sur un projet commun avec le Parti socialiste. Parce que c’est cela aussi la politique, c’est dialoguer, échanger et trouver des compromis. »

« Il n’est pas question de continuer à détruire la ceinture verte de Montpellier »

Face à ceux qui assènent qu’on ne fait pas de compromis avec l’écologie, Coralie Mantion préfère objecter un certain pragmatisme : « Nous avons accepté de viabiliser environ 25 ha entre la gare et Odysseum, car ce sont des terres qui étaient déjà viabilisées, terrassement, routes et réseaux posés. »

« Mais c’est bien grâce à nous que ce sont 130 ha, pas un demi-hectare de parking devant un hôtel (en référence à l’agrandissement souhaité par le domaine de Verchant qui avait valu une flopée de critiques de l’opposition à Coralie Mantion qui avait présenté le dossier, NDLR) de terres naturelles et agricoles qui seront préservées. Il n’est pas question de continuer à détruire la ceinture verte de Montpellier. »

Quel avenir pour les terres viabilisées ?

« Nous réaffirmons qu’il n’y aura pas de logements dans ce quartier, même si certains déplorent le manque de mixité fonctionnelle ou d’autres qui s’expriment dans la presse. » 

Pas de logements dans ce bout de terre coincé entre les deux autoroutes, un des plus pollués, qu’ils soient pour les étudiants de la future Montpellier business school, sociaux ou plus résidentiels. Michaël Delafosse a ajouté que les cessions foncières engagées et votées lors de ce conseil « seront destinées à accueillir des activités d’ordre économique ».

Emilie BEC

[France 3] Marie Massart, élue écologiste à Montpellier, dans « Dimanche en Politique »

[France 3] Marie Massart, élue écologiste à Montpellier, dans « Dimanche en Politique »

Marie Massart, élue écologiste, adjointe à la Politique Alimentaire et à l’Agriculture Urbaine de la ville de Montpellier, était l’invitée de l’émission Dimanche en Politique sur France 3 le 15 novembre dernier.

L’occasion d’évoquer les actions qu’elle entend mener via le MIN (Marché d’Intérêt National de la métropole de Montpellier qui regroupe plus de 200 entreprises) dont elle a récemment pris la présidence, la précarité alimentaire des populations défavorisées et des étudiant-es, la situation des commerces locaux en période de crise et de confinement, la restauration scolaire…

Video disponible en cliquant ci-dessous :

[Midi Libre] Marie Massart, présidente du MIN de Montpellier: « Il faut pousser les producteurs locaux à aller vers le bio »

[Midi Libre] Marie Massart, présidente du MIN de Montpellier: « Il faut pousser les producteurs locaux à aller vers le bio »

Marie Massart clame une volonté politique de développer la qualité et le bio des produits du MIN. Marie Massart clame une volonté politique de développer la qualité et le bio des produits du MIN. william moureaux

Article Publié le 10/11/2020

Marie Massart (EELV) a récemment été désignée présidente du (MIN) marché d’intérêt national au nom de la Métropole de Montpellier.

Comment espérez-vous réussir une relocalisation maîtrisée de la production agricole avec peu de foncier encore disponible sur la métropole?

L’idée est de favoriser la relocalisation de l’économie et de l’alimentation. On touche là aux enjeux de la souveraineté alimentaire, encore plus prégnant dans le contexte de crise sanitaire que l’on connaît actuellement. C’est aussi un enjeu d’emploi pour l’agriculture locale et les entreprises de transformation. Sans oublier le lien entre alimentation et santé.

C’est-à-dire ?

Le grand projet structurant à venir concerne l’installation d’entreprises de transformation qui travaillent à partir de production agricole locale. Il y en a déjà sur le MIN. L’idée est de développer cela pour pouvoir accueillir une quinzaine d’entreprises avec des critères de qualité des produits. Plus précisément ceux de la cuisine centrale qui fournit les repas aux cantines scolaires de Montpellier.

Ces produits locaux peuvent être des fruits et légumes, de la viande, du poisson ?

Effectivement. Les produits maraîchers sont toujours les plus proches de chez nous. Pour la viande on va forcément un peu plus loin, sur l’Aubrac par exemple. On souhaite développer la filière poisson. L’idée est que ces marchandises alimentent toutes les entreprises déjà clientes du MIN, que ce soit les restaurants, les primeurs mais aussi la restauration collective.

Cela participe donc à la volonté affichée d’augmenter la part du bio dans les cantines ?

Oui notamment. Mais, aujourd’hui, la production bio locale n’est pas suffisante pour alimenter la restauration scolaire. Il faut donc pousser les producteurs locaux à aller vers le bio. Ou, en tout cas, vers des produits de la meilleure qualité possible.

N’y a-t-il pas le risque, en bout de chaîne pour le consommateur, d’un coût plus élevé ?

L’idée est de ne pas tirer les prix vers le bas car il faut que les producteurs puissent compter sur des revenus suffisants. On sait qu’aujourd’hui beaucoup se paient très mal avec des revenus mensuels oscillant de 500 à 1 000 € en travaillant énormément. Donc, oui il y a un surcoût. Mais il faut savoir que les produits de qualité ont une valeur nutritionnelle plus importante. Un produit bio va nourrir plus. Il y a également la possibilité de faire accéder les enfants à ces produits via la restauration scolaire. Cela touchera, notamment, des publics précaires.

Il y a 22 000 enfants qui mangent dans les cantines scolaires de Montpellier et qui peuvent y accéder avec des tarifs vraiment peu élevés. Les repas à 50 centimes que nous avons mis en place ont, en réalité, un coût bien plus important pour la collectivité.

Nous souhaitons également travailler sur la précarité alimentaire qui est très prégnante à Montpellier, en particulier avec la crise sanitaire. L’enjeu est d’éviter que les associations caritatives se retrouvent systématiquement avec les invendus des grandes surfaces ou des industriels, des produits ultra-transformés et de mauvaise qualité.

Le MIN peut aider à cela ?

Oui même si ce n’est pas sa mission première. On travaille dessus.

Le carreau de producteurs bio déjà existant va donc être développé ?

C’est l’idée effectivement. C’est un axe très concret. Nous voulons l’agrandir et, lors de chaque départ d’entreprises, favoriser l’implantation de nouvelles qui s’appuient sur un maximum d’emplois locaux. Un grossiste, par exemple, crée toujours moins d’emplois qu’une entreprise travaillant dans la transformation. Mais c’est plus compliqué à installer.

La logistique de la livraison est-elle prise en compte ?

L’idée est de réduire au maximum l’empreinte environnementale des transports en favorisant, notamment dans le choix des entreprises du MIN, les modes de déplacement doux, le moins polluant possible. Que ce soit de l’électrique ou même des vélos.

Nous allons explorer toutes les possibilités pour limiter la circulation des camions de livraison.

220 entreprises sur le même lieu

Le marché d’intérêt national de Montpellier (Mercadis), installé avenue du marché gare dans le quartier des Prés d’Arènes, est présidé par la Métropole. Sur le site sont regroupés, en différents pôles ou plateformes logistiques, pas moins de 220 entreprises générant 500 emplois directs. La marchandise (fruits et légumes locaux notamment) est à 40 % issues du Sud de la France (quatre départements).

Les 3 000 acheteurs professionnels (à commencer par les grossistes mais aussi les commerçants et les restaurateurs) génèrent un chiffre d’affaires annuel de 140 millions d’euros. À noter que le MIN propose un carreau numérique (mercadis.net) avec un catalogue en ligne. On y trouve, notamment, des détails sur les producteurs (fiches d’identité) et l’offre locale disponible en temps réel.

Le MIN de Montpellier reste, à l’échelle nationale et même régionale, plutôt modeste tout en développant des caractéristiques originales. Il met ainsi l’accent sur la traçabilité de l’approvisionnement via les produits locaux pour les associations caritatives. Le pôle de transformation qui travaille en synergie avec le carreau de producteurs est également particulier au MIN.

Frédéric MAYET

[Savoir Animal] Eddine Ariztegui : « Le dressage est souvent cruel »

[Savoir Animal] Eddine Ariztegui : « Le dressage est souvent cruel »

Amandine Zirah

La ville de Montpellier souhaite interdire les cirques avec TOUS les animaux. Les animaux domestiques n’ont-ils plus leur place dans ces spectacles au même titre que les animaux sauvages ? 

Aucun animal ne devrait effectuer ces exercices-là qui sont contre-nature. Nous savons que le dressage est souvent cruel. La répétition des exercices pendant plusieurs heures, plusieurs années leur crée des problèmes de santé. Ils ont des troubles musculo-squelettiques qui leur génèrent des douleurs. Un chat n’est pas fait pour sauter dans un cerceau de feu pas plus qu’un tigre et un chien n’est pas fait pour marcher pendant plusieurs heures sur ses pattes arrière. Ce sont donc pour toutes ces raisons que nous avons soumis ce vœu qui a d’ailleurs été voté à l’unanimité. Cela montre bien qu’il s’agit d’un souhait partagé par tous les partis au sein du Conseil municipal. Montpellier est la seule grande ville de France à avoir voté ce vœu. 

Cela fait maintenant plusieurs années que la municipalité de Montpellier travaille avec les Bouglione. Ces anciens dompteurs de fauves présenteront d’ailleurs leur nouveau spectacle 100% humain du 1er décembre 2020 au 3 janvier 2021 dans votre ville. En soutenant leur projet, quel est le message que vous souhaitez faire passer ? 

Nous soutenons toutes les activités qui font la promotion du bien-être animal. Les Bouglione sont les précurseurs du cirque 100% humain dans le monde des grands circassiens. Les autres doivent suivre le mouvement. Aujourd’hui la population est consciente des souffrances animales et n’en veut plus. 

En plus du spectacle, il y aura autour du chapiteau un éco-village formé de conteneurs recyclés qui seront mis à disposition des associations et des artisans. J’ai donc demandé que des associations locales que je connais bien puissent bénéficier de nos box pour présenter leurs activités, essayer de mobiliser sur le bien-être animal et diffuser d’autres bonnes pratiques. Les représentations doivent avoir lieu courant décembre mais avec le confinement nous sommes dans l’attente. Nous espérons vraiment que cela aura lieu. Ce serait un beau cadeau pour Noël. 

L’avenir du zoo de Montpellier est actuellement à l’étude. Quelles sont les mesures que vous souhaiteriez mettre en place ?  

Le zoo avait fait de gros efforts pour améliorer les conditions de détention des animaux depuis plusieurs années. Ils ciblaient prioritairement les animaux dont l’espèce était en danger. Pour ma part, je souhaite profondément modifier la philosophie du zoo en y créant un hôpital pour la faune sauvage. Cela a fait l’objet d’une délibération voté au tout début du mandat. 

L’objectif est de soigner et libérer des animaux sauvages locaux trouvés dans la rue. Malheureusement, certains blessés ne pourraient pas survivre si on les relâchait. Nous les garderons donc dans le zoo dans de bonnes conditions. Ils pourront vivre et nous pourrons les « utiliser » comme animaux témoins car nous souhaitons faire de la pédagogie auprès des écoles. Les élèves pourront visiter le zoo et l’hôpital. Cela leur permettra de développer leur empathie envers les animaux et nous, de dénoncer les pratiques et les activités humaines qui engendrent ces malheurs comme les lignes électriques, les routes ou encore la chasse. Dans le Sud, nous savons que les animaux sauvages sont pour beaucoup victimes de saturnisme (une intoxication par le plomb dangereuse pour la santé, NDLR). Le sol est jonché de plomb dû à la chasse. Nous avons à cœur de dénoncer toutes ces pratiques. 

Concernant la faune exotique, nous poursuivons le travail initié préalablement avec pour objectif de garder uniquement les espèces dites « en danger ». Nous travaillons sur des programmes de réinsertion. Il s’agit d’un travail sur le long terme dont les effets se verront sur plusieurs générations. Actuellement, les animaux n’auraient pas les codes pour survivre c’est pourquoi, nous ne pouvons pas les relâcher dans la nature. Ils ne survivraient pas. Il faut également prendre le temps de trouver des lieux où il n’y a pas de braconnage. Nous réfléchissons aussi à développer d’autres activités notamment celles de sanctuaires. Plusieurs projets sont à l’étude. 

Vous êtes depuis plusieurs mois Adjoint au Maire délégué au bien-être animal à Montpellier. Quels sont vos engagements et projets à long terme ?

Nous avons maintenu dans les cantines scolaires le repas végétarien pour tous les élèves une fois par semaine. Mais bientôt, à partir de 2021, nous le proposerons quotidiennement pour celles et ceux qui souhaiteraient une option végétarienne toute l’année. Nous continuerons de subventionner les associations de protection animale notamment, pour les campagnes de stérilisation des chats puisqu’avec le confinement, beaucoup moins de stérilisations ont été effectuées. Nous avons eu beaucoup de naissances de chats, désormais à l’adoption. Nous envisageons aussi de faire des corridors écologiques afin de permettre la migration naturelle des animaux. En parallèle, nous souhaitons travailler auprès des écoles et mettre en place des ateliers d’éthologie pour développer l’empathie des enfants.

Enfin, nous allons former un policier municipal au droit animalier et aux cas de maltraitances afin qu’il puisse devenir le référent « Protection animale » lorsqu’une personne souhaitera dénoncer un acte de maltraitance. Elle pourra ainsi avoir un contact direct auprès de la police municipale qui pourra intervenir le cas échéant. 

La secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité, Bérangère Abba, a pris la décision de permettre aux Préfets d’autoriser la chasse en période de confinement. Qu’en pensez-vous ?

Je suis très insatisfait. Certaines associations oeuvrant pour le bien-être animal n’ont pas été autorisées à maintenir leur activité à cause du Covid car cela générait un risque. D’un autre côté, les chasseurs ont le droit d’aller tuer des animaux. Il y a deux poids deux mesures. Je dénonce le lobby de la chasse qui est surpuissant dans notre pays et qui parvient à avoir constamment des passe-droits par le gouvernement comme par exemple la diminution du prix du permis de chasse. Tout ce qu’ils demandent, ils l’obtiennent. Il y a un vrai problème. 

Vous soutenez la proposition de référendum d’initiative partagée (RIP) sur le bien-être animal. Pour le moment, 140 députés sur les 185 nécessaires ont apporté leur soutien au projet. Etes-vous confiant pour la suite ?

C’est une excellente initiative car elle fait parler de la protection animale. Cela permet de faire évoluer les consciences et de remettre le sujet au cœur du débat. Je félicite les initiateurs du RIP. Néanmoins, je suis un peu perplexe. Je pense qu’il faut être conscient que nous avons des lobbies d’exploitation animale surpuissants. Ils ont des accointances avec un grand nombre de parlementaires qui feront probablement blocage comme ils ont su le faire pour la proposition de loi visant à interdire les pratiques génératrices de souffrances pour les animaux. Il y a urgence à renouveler un grand nombre d’élus qui sont soumis à tous ces lobbies. C’est ainsi que l’on pourra faire évoluer la législation et les pratiques. 

Amandine Zirah