Lancement des « Dimanches de Respiration »
Manu Reynaud : « Nous ne fermons pas l’Avenue de la liberté,
nous l’ouvrons à d’autres mobilités »
Le Mouvement : interview de Manu REYNAUD

Manu Reynaud : « Nous ne fermons pas l’Avenue de la liberté,
nous l’ouvrons à d’autres mobilités »
Le Mouvement : interview de Manu REYNAUD

Charles Dos Santos Le 6 juin, 2021

Lire l’article en entier en cliquant ci-après :
Rarement l’esplanade de l’Europe n’aura vu autant de vélos en une seule après-midi.
Les amoureux de la bicyclette s’étaient donné rendez-vous ce dimanche 6 juin pour répondre à l’appel de différentes associations montpelliéraines pour le vélo en ville et une vraie « petite couronne » pour les cyclistes au coeur de la capitale héraultaise.
« Nous, ce qu’on demande c’est d’avoir un plan très clair, des dates précises et une évolution co-construite et judicieuse pour le développement du vélo dans Montpellier et dans toute la Métropole. Pour le moment, une aide financière concrète est annoncée et mise en place pour les habitants, c’est une bonne chose, c’est vrai. Mais ce n’est pas suffisant et si c’est bénéficier d’une aide pour prendre un vélo, circuler à vélo dans la ville au péril de sa vie, alors j’vois pas trop l’intérêt. Il faut un vrai plan et des choses claires. Là, on en est encore loin ». Lucas (*), proche de Vélocité Montpellier, plante le décor à quelques minutes du départ de la « chouette manifestation populaire, pour le vélo en ville« , comme il la définit lui-même.
Le phénomène vélo touche peu ou prou toutes les couches de la population. Mais les associations qui défendent la petite reine en veulent bien plus que ce qui leur est proposé aujourd’hui. Ils veulent en savoir plus, et ce dès les prochaines semaines. (…)
Du côté de la municipalité, en l’absence du Maire Michaël Delafosse, lui-même cycliste, Manu Reynaud, 2e adjoint à la ville de Montpellier en charge du nouveau plan de circulation notamment et jamais bien loin de son propre vélo toute l’année, explique la politique menée par l’équipe municipale concernant la bicyclette sur le mandat en cours.
Partie de l’esplanade de l’Europe, le millier de cyclistes a déambulé dans l’après-midi dans le centre-ville de Montpellier en passant par le lycée Joffre puis à proximité du jardin des Plantes, puis sur le Cours Gambetta et le long du boulevard de Strasbourg pour une arrivée symboliquement prévue à proximité de l’hôtel de ville de Montpellier. « Cela ressemble quasiment au parcours de la voie cycliste urbaine que l’on réclame depuis des années qui offrirait une circulation sereine aux cyclistes de notre ville et qui est aujourd’hui loin d’être faite », conclut Lucas. (*)
(*) Le prénom a été changé.

Tous et toutes à vélo ce dimanche ! Sous le slogan « Tous à Vélo, Ma ville cyclable c’est maintenant », l’association Vélocité invite les cyclistes de toute la métropole à se retrouver ce dimanche place de l’Europe. Une occasion de saluer les avancées, d’accueillir les nouveaux cyclistes, et d’aller plus loin ensemble vers une ville et un territoire cyclables.
Départ à 14h place de l’Europe pour faire un tour de la ville
Publié le 20/02/2021

« C’est un changement de paradigme. On inverse la règle par défaut : aujourd’hui, Montpelier, c’est 50 km/h par défaut. À partir du mois de juillet, ce sera 30 km/h par défaut dans toute la ville. Le 50 km/h deviendra l’exception. » Adjoint à la Ville apaisée, Manu Reynaud défend un objectif majeur : réduire la place de la voiture dans la ville. Un dossier brûlant et complexe que les équipes municipale et métropolitaine attaquent de front avec plusieurs actions conjointes : le passage emblématique de la ville à 30 km/h en dehors des axes majeurs donc, mais aussi une politique de quartiers apaisés, un plan piéton et le développement des offres de modes de transport alternatifs.
Des annonces qui ne vont pas faire que des heureux chez des automobilistes déjà largement contrariés par l’apparition de nombreuses pistes cyclables. Mais un mal nécessaire pour transformer Montpellier, assure Julie Frêche.
« La ville à 30 km/h, ce sont des enjeux de tranquillité publique, de bienveillance, d’apaisement. Chaque utilisateur de la voirie va être plus attentif à ce qui se passe autour de lui car l’automobiliste ne va plus être seul sur la voirie : le 30 km/h permet, d’un point de vue réglementaire, le double sens cyclable. Cela va renforcer la cohabitation entre les différents modes de déplacement. »
Quelque 200 villes en France, comme Lille, Nantes ou Grenoble ont déjà fait ce choix d’abaissement de la vitesse. Avec des conséquences positives, selon la vice-présidente déléguée au Transport et aux Mobilités actives : « Il y a une réduction de 70 % des accidents mortels liée directement à la réduction de la vitesse en ville.
« Et cet abaissement a aussi une conséquence directe sur le temps de parcours calculé sur les GPS. Passer de 50 à 30, c’est 20% de temps en plus de trajet, donc cela peut inciter à préférer un autre moyen de se déplacer. Mais c’est aussi moins de rentabilité à passer par les petites rues, qui seront à 30, que les grands axes qui resteront à 50 km/h. »
Des grands axes pourtant déjà très régulièrement saturés dans une métropole où la vitesse d’un déplacement moyen se situe entre 12 et 15 km/h… Mais le trafic de transit interquartiers est clairement dans le viseur des acteurs du dossier : « Aucun riverain n’a envie de voir passer un flot de voitures devant chez lui. Il faut donc réorganiser ces trafics pour utiliser les voiries qui passent ailleurs qu’au milieu des quartiers », affirme Manu Reynaud.
Pour autant, Julie Frêche soutient que « notre politique, ce n’est pas de faire la guerre à la voiture. C’est d’inciter les gens qui peuvent faire autrement à le faire. Et plus on multipliera les alternatives, plus on sera crédibles. Je comprends très bien la grogne des automobilistes. Mais aujourd’hui, l’espace public est trop routier. Il faut mieux le partager ».
Un partage qui ne se fera pas sans heurts, ni sans longues files de voitures.
Selon des chiffres avancés par la vice-présidence au Transport et aux mobilités actives, « près de 60 % des trajets dans Montpellier font moins de 3 km. Et près de 54 % des trajets moins d’1 km ». Autant dire que redonner plus de place aux piétons est vu d’un bon œil par la collectivité. Mais cela passe par une première réalité : réhabiliter » – ou même créer – des trottoirs larges et sécurisés.
C’est un des objectifs du plan piétons. Plan qui n’oubliera pas les personnes à mobilité réduite : « Nous rencontrons régulièrement le comité de liaison qui regroupe près de 80 associations qui œuvrent pour l’accessibilité universelle. Il n’est pas possible aujourd’hui qu’une personne en fauteuil roulant ne puisse pas circuler sur un trottoir. » Encore une fois, cela sous-entend que la voiture devra laisser un peu plus de place pour permettre à ces types de déplacements “doux” de mieux exister. Pour cela, la municipalité entend notamment profiter d’actions programmées. Un exemple parmi d’autres, la rue Saint-Louis (qui relie, pour l’heure, le boulevard des Arceaux à l’avenue Gambetta) va être fermée cet été pour des travaux de réseaux. Mais ‘ »elle ne sera plus jamais celle qu’elle a été quand elle rouvrira », prévient Manu Reynaud.
À l’image de la rue Marioge « qui n’est pas aboutie mais donne une base de ce que peut être une zone de rencontre », l’élu à la Ville apaisée veut favoriser la mixité des modes de circulation au cœur des quartiers.
Emilie BEC
Dans le cadre de la politique globale « Mobilités » et du Plan mobilités actives de 150 M€ (marche, vélo, Personnes à Mobilité Réduite) mené par l’équipe municipale, offrir des services de mobilité plus respectueux de la planète constitue un enjeu majeur.
Pour ce faire, différents leviers vont être mis en place. L’un des premiers sera de rendre le transport public plus attractif pour chaque habitant de la Métropole de telle sorte qu’il soit réellement concurrentiel par rapport à la voiture individuelle. D’autres leviers seront également mobilisés tels que les modes actifs, et plus particulièrement l’usage du vélo et de la marche, la création d’une zone de faible émission sur le territoire de la métropole avec la sortie progressive du diesel pour les poids lourds ou encore la généralisation des zones à 30 km/h.
Avec la mise en place de ces expérimentations, nous souhaitons :
Au premier trimestre 2021 :
– Sur l’avenue de Palavas et sur le boulevard de Strasbourg, dans un seul sens, 300 mètres et 800 mètres de voies mixtes. Les travaux se termineront respectivement le 19 février et le 26 février.
– Sur l’avenue du Pont Juvenal, 300 mètres de voie vélo dans un seul sens. Les travaux dureront de mi-février à début avril.
– Sur le quai Laurens, 200 mètres de voie cyclable accessibles à partir du 26 février.
– Sur l’avenue Flahaut, de la rue de Las Sorbes jusqu’au carrefour Jules Rimet, une voie vélo dans un seul sens. Les travaux déjà engagés se termineront d’ici mi-février.
– Rue Portalière des Masques, 500 mètres de voie vélo dans le sens de circulation d’ici le 19 février.
Au total, ce sont 5,4 kilomètres de pistes cyclables en plus, qui seront praticables durant le premier trimestre 2021.
Au second trimestre 2021 :
– Sur l’avenue de l’Europe, 1 kilomètre de voie dans chaque sens de circulation.
– Sur le Boulevard des Arceaux, une voie mixte dans un sens et une voie réservée au vélo dans l’autre, pour un total de 1,2 kilomètres.
– Sur l’Avenue Heidelberg : 1,3 kilomètres de voie dans les deux sens.
– Sur la RM65 : 2 kilomètres de voie dans chaque sens de circulation.
Avenue Charles Flahault, avenue Saint-Charles, rue Croix Catelan, rue Léon Blum, Pont Juvénal, avenue Jacques Cartier (Poséidon – Rhodes), Avenue François Delmas (Pont de Castelnau-le-Lèz) et avenue de la Justice de Castelnau (entre Roqueturière et Montasinos): Sur ces tronçons, les expérimentations se poursuivent mais les aménagements sont consolidés. Des balises fixes en remplacement des balises temporaires seront posées, un marquage et une signalisation réglementaires seront renforcés et des SAS vélos seront créés aux carrefours à feux.
Boulevards de ceinture (Marius Carrieu – Paul Rimbaud – Henri Marès – Voie Domitienne – Frédéric Sabatier d’Espeyran – Justice de Castelnau entre Dunant et Montasinos) : Les voies cyclables actuelles vont être transformées en voie mixte bus – vélos dans chaque sens de circulation. Une signalisation jaune au sol sera réalisée avec les logos bus et vélo. Les balises temporaires seront supprimées aux carrefours à feux.
Avenue Clémenceau : Sur l’avenue Clémenceau, l’expérimentation proposée, en préfiguration de la ligne 5, consiste à réduire la circulation automobile sur une seule voie en sens unique (direction centre-ville). Ainsi, seront créées deux voies mixtes bus-vélo (une dans chaque sens).
Avenue de la Pompignane – Partie Sud : Dans le prolongement de la piste cyclable de l’avenue de la Pompignane (partie Nord) et en connexion avec le Pont Juvénal, sur la section à 2×2 voies entre l’école Painlevé et l’Arbre blanc, seront créées deux voies mixtes bus-vélo (une dans chaque sens).
Route de Mende – Sud Dunant : Sur la Route de Mende, en lien avec le chantier de la Ligne 5 et dans la perspective de la coupure de l’avenue du Docteur Pezet, tout en étant en connexion avec les pistes cyclables existantes sur les rues Saint-Vincent-de-Paul et Colonel Marchand côté Boutonnet, une nouvelle voie cyclable (une dans chaque sens) sera créée. Dans cet aménagement, il n’y aura pas de modification de la circulation automobile mais une suppression des deux files de stationnement (106 places) au profit de pistes cyclables bilatérales.

Trafic vélos sur les aménagements cyclables :
Évolution du trafic vélos au totem de la place Albert 1er :
Soit un quasi doublement (+90 %) du trafic vélo entre avant mars et juillet
Évolution du trafic automobile entre avant mars et début juillet :
Les objectifs premiers de ces expérimentations :
Publié le 27/12/2020

Six mois après l’entrée du groupe EELV au sein du conseil municipal, son président dresse un premier bilan de l’intégration des siens dans la majorité et du travail accompli.
Cela fera bientôt six mois que vous avez accédé à l’exécutif montpelliérain derrière Michaël Delafosse. Que voit le président de groupe EELV en jetant un œil dans le rétroviseur ?
Je vois d’abord la découverte de l’institution, de la collectivité, du travail avec l’administration et l’ensemble des agents. C’est une très grande maison qu’il faut appréhender pour faire en sorte d’appliquer les politiques publiques. Il a fallu aussi mettre en place un fonctionnement au sein de cette équipe municipale qui a connu un énorme taux de renouvellement.
Nous avons toutefois eu la chance de mener finalement une campagne assez longue. Normalement, après une fusion entre deux tours, on a trois jours pour se connaître, construire un programme et faire campagne. Le contexte nous a donné plus de temps, on réalise aujourd’hui que ce fut une chance.
Y a-t-il toujours plus d’accords que de désaccords entre vos deux « listes » ?
Nous avions des nuances, évidemment, et c’est pour ça que nous n’étions pas sur la même liste au premier tour. Mais nous avons construit un projet ensemble, basé sur nos points d’accord. En fait, nos propositions se complétaient plus qu’elles ne s’opposaient. Par exemple en matière d’urbanisme : Michaël Delafosse a toujours dit sa volonté d’arrêter la course de Montpellier vers la mer, c’est un point de convergence que nous avons enrichi avec notre proposition d’un poumon vert de 100 ha aux Bouisses ou en demandant l’arrêt de tout projet de logement à Cambacérès.
On est aujourd’hui en capacité de transformer l’urbanisme et l’orientation de la ville et ça, c’est « énormissime ». En fait, l’offre politique qu’attendaient les Montpelliérains en matière d’écologie, d’urbanisme, de qualité de vie, de lutte contre la pollution, nous n’avons pas été capables de la proposer au premier tour, mais l’adéquation entre nos projets respectifs a permis de le faire au second.
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Bonjour, Une question, donc la ligne bleu pleine ça montre les tronçons qui passent de voies vélos, vers voies partagées…
Beau projet !!!! Charte Que l’on pourrait promouvoir auprès des entreprises d’élagage et des services municipaux délivrant les autorisations de…
Accrochons nous (aux branches), les promoteurs sont coriaces ! Espérons aussi que la taille des arbres sera moins draconienne en…
Bonjour, Je me permets de réagir sur la Stratégie Mobilité 2025 qui prend la population dans son ensemble sans faire…