LNMP : Les élu.es écologistes écrivent au Préfet


Conseil de métropole du 28 septembre 2021
Cette convention pour rétablir des voies de communication à Baillargues montrent les conséquences, l’ampleur des désagréments qu’à générer le dédoublement de l’A9. Nous réparons les dysfonctionnements engendrés alors que cet aménagement n’a rien résolu.
Le dédoublement de l’A9, c’est :
– 1 milliard d’euros gaspillés dans les mobilités polluantes
– des hectares de terres agricoles et naturelles détruits
– un paysage détruit
– toujours autant d’embouteillage aux entrées de Montpellier
– une augmentation de 20% du trafic
– une pollution de l’air doublée
– des émissions de CO2 multipliées
Le constat est là : plus de routes engendrent plus de voitures. Alors qu’il faut au contraire baissé nos émissions de CO2 pour lutter contre le dérèglement climatique. Il y a urgence à changer de modèle à l’instar du Pays de Galles qui vient de renoncer à tout nouveau projet routier.
Il y a urgence à arrêter les projets routiers, qui ne sont pas des projets d’avenir. Il y a urgence à stopper le COM. A l’instar du dédoublement de l’A9, le dédoublement de la RD132 ne résoudra pas les problème d’embouteillage aux entrées des villages.
Bien au contraire !
Construire ce périphérique autoroutier aura pour effet d’augmenter la circulation (passage de 25000 à 95000 véhicules par jour). Gardons une dimension de boulevard urbain au contournement ouest. Réaménageons les carrefours. Renforçons des transports collectifs. Développons les mobilités actives. Rentrons dans une aire décarbonée.
Le « en même temps » ne fonctionne pas. Faisons des choix clairs. Le projet du COM est une catastrophe écologique annoncée, stoppons-le.
Conseil de métropole du 28 Septembre 2021
L’urgence climatique, le besoin de préserver notre santé et notre environnement imposent de réduire drastiquement, et au plus vite, les transports polluants. Le transfert de la route vers le rail du transport de voyageurs ET de marchandises fait partie des réponses à cet enjeu. Ainsi, délester l’axe autoroutier du littoral méditerranéen, emprunté chaque jour par plus de 10 000 poids lourds est une priorité.
D’autre part, favoriser l’intermodalité entre TGV et trains du quotidien s’impose également pour un service public de qualité, un développement équilibré des territoires et pour que la voiture particulière cesse d’être une nécessité.
30 ans que la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan est dans les cartons, 30 ans que nous attendons cette ligne pour développer les transport décarbonés. Mais cette impatience ne doit pas nous amener à soutenir ce projet les yeux fermés.
Le projet tel qui est actuellement, n’est pas mixte TGV-fret de bout en bout. Ce qui est une aberration écologique et économique à long terme. Les trains de marchandises devront, entre Béziers et Perpignan, prendre la ligne historique proche de la côte méditerranéenne. Une ligne exposée aux inondations. Phénomène qui se multipliera avec le réchauffement climatique.
Pour rappel, en octobre 2019, sous l’effet d’une submersion marine, ce tronçon a été coupé pendant 3 semaines. 3 semaines où les trains entre la France et l’Espagne n’ont pu circuler via l’arc méditerranéen. A long terme, cette ligne est condamnée par la montée des eaux (les projections donnent +50cm en 2050).
De plus, il est primordial que cette nouvelle ligne soit connectée aux gares centrales existantes pour avoir de véritables “Pôles d’Échanges Multimodaux”, desservis par les TGV, pour les correspondances avec les TER, bus urbains, cars régionaux, tramways, etc.
Créons les embranchements nécessaires au niveau de Narbonne et Béziers pour que les trains puissent passer facilement d’une ligne à l’autre et accéder aux gares centrales. Ne gaspillons pas l’argent public avec de nouvelles gares excentrées comme ça était le cas avec la gare de la Mogère qui est une gare non connectée au réseau TER et destructrice de terres agricoles.
Pour rappel, en 2018, le PDG de la SNCF de l’époque, Guillaume Pépy, reconnaissait que cette gare était une erreur. L’histoire nous dit de ne pas recommencer.
La semaine dernière, la ville de Montpellier, hier le département de l’Aude, aujourd’hui, la métropole, demain, nous l’espérons, nombre de collectivité vont alerter sur la nécessité de revoir la phase 2 du projet.
Revoyons le projet rapidement car l’urgence climatique n’attend pas.

Conseil municipal du 21 Septembre 2021
30 ans que la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan est dans les cartons.
30 ans que nous attendons cette ligne pour développer les transport décarbonés.
Mais cette impatience ne doit pas nous amener à soutenir ce projet les yeux fermés
Le projet tel qui est actuellement, n’est pas mixte TGV-fret de bout en bout. Ce qui est une aberration écologique et financière à long terme. Les trains de marchandises devront, entre Béziers et Perpignan, prendre la ligne historique proche de la côte méditerranéenne. Une ligne exposée aux inondations. Phénomène qui se multipliera avec le réchauffement climatique.
Pour rappel, en octobre 2019, sous l’effet d’une submersion marine, ce tronçon a été coupé pendant 3 semaines. 3 semaines où les trains entre la France et l’Espagne n’ont pu circuler via l’arc méditerranéen. A long terme, cette ligne est condamnée par la montée des eaux.
Autre problème : le manque d’embranchement, notamment à Narbonne et Béziers qui empêche la desserte des gares centrales. Nous avons un contre-exemple à Montpellier avec le raccordement à St Bres qui n’a pas été fait. Qui empêche les correspondances TGV-TER pour les voyageurs. Une rupture de charge trop importante. Ne recommençons pas cette erreur.
Il est important de multiplier les aiguillages pour que les trains puissent passer facilement d’une ligne à l’autre et accéder aux gares centrales. Il est donc primordial de revoir la phase 2 du projet, pour une ligne mixte voyageur/marchandise sur la totalité du tracé et rapidement car l’urgence climatique n’attend pas.
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Coralie Mantion a posé les bases des futures règles d’urbanisme sur la métropole. Solene Artaud
Publié le 27/02/2021
Coralie Mantion, vice-présidente de la Métropole déléguée à l’Aménagement durable du territoire, à l’Urbanisme et à la Maîtrise foncière, revient sur l’élaboration du futur Plui.
Vous êtes arrivés aux affaires en juillet 2020. Avez-vous procédé à des modifications de la version V0 du Plui initiée sous l’ère Saurel ?
Complètement. Nous avons commencé à travailler en septembre, c’est pour cela qu’il a fallu du temps avant de présenter les orientations. Il fallait mettre en place un dialogue avec les équipes, qui travaillait toujours de la même manière. L’Insee nous dit que la croissance démographique est d’environ 1,2 %, et donc cela représente tant d’habitants, tant de foyers et tant de m2 de surface à urbaniser. Ils faisaient des ZAC et des ZAC, une véritable fuite en avant. On s’étalait sans remettre en question cette politique urbaine.
Qu’avez-vous préconisé ?
Que nous allions fonctionner à l’inverse. Nous partons des ressources de la ville. Par exemple, l’eau est limitée, deux tiers du volume sont importés. Les ressources en alimentation, les terres agricoles. L’idée est de réfléchir à notre capacité à accueillir les gens. Il fallait mettre en place ces nouvelles orientations. Nous allons vers une baisse des zones à urbaniser.
Dans quelles proportions ?
Nous n’avons pas encore les chiffres de logements à construire chaque année. Sous la mandature Saurel, il avait été estimé 1 000 hectares à urbaniser. Nous, ce sera plus que la moitié en moins.
Quel va être le mode opératoire ?
Nous allons faire le tour de chaque commune et analyser toutes les ZAC en cours. Si elles sont trop avancées, nous ne reviendrons pas en arrière. Également la richesse de la biodiversité et des terres agricoles, nous les préserverons. Ce sera du cas par cas. Je dois faire le tour des 31 communes. Les maires savent qu’ils ont un objectif de réduction de l’étalement urbain. Mettre la priorité sur la mutation des territoires déjà bâtis.
Lire la suite sur le site de Midi Libre : https://www.midilibre.fr/2021/02/27/montpellier-ne-peut-absorber-seule-la-demographie-9396924.php

Freiner la croissance de la population de Montpellier et consommer moins d’espace pour construire : voilà ce que veut l’écologiste Coralie Mantion, vice-présidente de la Métropole de Montpellier, déléguée à l’aménagement durable du territoire, à l’urbanisme et à la maîtrise foncière.
Dans un long entretien publié ce jeudi dans La Gazette de Montpellier, l’élue écolo explique comment elle compte s’y prendre pour donner un tel coup de frein sur une démographie galopante.
A retrouver en kiosque.
Bonjour, Une question, donc la ligne bleu pleine ça montre les tronçons qui passent de voies vélos, vers voies partagées…
Beau projet !!!! Charte Que l’on pourrait promouvoir auprès des entreprises d’élagage et des services municipaux délivrant les autorisations de…
Accrochons nous (aux branches), les promoteurs sont coriaces ! Espérons aussi que la taille des arbres sera moins draconienne en…
Bonjour, Je me permets de réagir sur la Stratégie Mobilité 2025 qui prend la population dans son ensemble sans faire…