Extinction lumineuse de 7 grands axes routiers

Extinction lumineuse de 7 grands axes routiers

Bruno PATERNOT a présenté ce jeudi 21 octobre, la politique lancée autour de l’optimisation de l’éclairage public. Parmi les actions du Plan Lumière, à partir du lundi 25 octobre, une expérimentation sera lancée : l’extinction nocturne partielle de l’éclairage public sur sept axes routiers de la Métropole.

– pas de piétons, ni de vélos uniquement des voitures qui ont déjà des phares

– dans le cadre du Plan lumières et coordonné par les services biodiversité, voirie, sobriété

– 212 000 kWh soit 25 000 € environ / an d’économies envisagées sur cette plage d’extinction

– nous passons d’éclairer « partout et tout le temps » à éclairer « où il faut et quand il faut »

– aucune autre ville ayant fait cette expérimentation n’est revenue en arrière

– l’accidentologie n’a pas augmenté suite à ces extinctions

Midi Libre – Montpellier : les lumières d’axes routiers de la ville s’éteindront le 25 octobre

Le Mouvement – Montpellier : Dès lundi 25 octobre, la nuit on éteint la Ville

France 3 – Montpellier : la métropole va expérimenter l’extinction partielle de l’éclairage public sur 7 grands axes

Hérault Tribune – Montpellier : à partir du 25 octobre, 7 axes routiers ne seront plus éclairés la nuit

France Bleu – Montpellier éteint la lumière sur plusieurs axes routiers pendant la nuit

Intervention de Bruno Paternot – Naming d’équipement sportif

Intervention de Bruno Paternot – Naming d’équipement sportif

Conseil de métropole du 28 septembre 2021

Il y a la politique sportive et il y a le naming. C’est bien du naming qu’on parle.

Il y a la possibilité d’offrir à nos sportifs et sportives des outils convenables et il y a le naming. C’est du naming qu’on parle. Comme je vous l’ai déjà dit quand on parlait d’Angelotti.

Le naming c’est associer les valeurs du sport à celle de la banque (caisse d’épargne à Charleville-Mezières), de la téléphonie (Orange à Marseille), de la voiture (Skoda à Morzine) et le plus beau : Kinder à Rouen. On autorise donc ces grandes marques à se payer une belle image. Nous nous sommes engagé à réduire la taille de la publicité et nous en inscrivons sur nos frontons. En aposant en grand le nom de la marque sur un bâtiment public c’est on (je cite) « fait connaître un produit et incite à l’acquérir en exerçant une action psychologique ». C’est la définition du Robert sur la publicité. On parle de produit et on parle d’acquérir. Le sport n’est pas un bien matériel.

Si on veut raccorder les citoyens et les citoyennes avec notre société, donc avec ses équipements, il faut impérativement qu’on suive la maxime de Boileau qui dit que ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement. Le stade s’appelle Stade par ex. La mairie, s’appelle la Mairie.

A Orléans le théâtre s’appelle : le théâtre !

Chez nous, le centre de danse c’est appelé pendant des années : « ICICCNMLRMP »

Je vous jure que c’est vrai ! Heureusement, sur la culture nous avons changé de politique et quel beau nom de Cité des Arts : claire, évident et non genré.

Je pense que pour beaucoup de gens dans la population, « GGL stadium » ça veut rien dire. Alors que Stade de Rugby ça voudrait dire quelque chose.

On veut trop faire de communication dans notre monde, on donne trop d’informations aux gens.

Les écologistes voteront donc contre cette délibération car elle souille le service public, elle rend complexe des choses simples, elle n’apporte rien à la qualité de l’environnement visuel et dans notre période ténébreuse, elle nous empêche de bien y voir.

Intervention de Bruno Paternot – Réduction des déchets

Intervention de Bruno Paternot – Réduction des déchets

Conseil de métropole du 28 septembre 2021

Monsieur le président,

Si je me permets de prendre la parole sur les déchets c’est parce que nos é élu.es qui en ont la charge (Célia Serrano et François Vasquez) sont en ce moment même à Colmar pour … échanger sur les déchets, c’est leur pécher mignon, partout en France ils ne font que ça, débattre de déchets, je vous prie de les excuser.

Je me fais donc le porte-voix de la politique écolo le temps d’une intervention pour 2 délibérations qui concernent 1 politique globale : traiter les 250 000 tonnes de déchets que produit chaque année la Métropole.

2 axes majeurs (donc 2 délibérations) :

  1. Considérer que le meilleur déchet c’est celui qu’on ne produit pas et réduire radicalement ce chiffre affolant de 250 000 tonnes. Une girafe pesant 1 tonne, c’est un peu comme si on avait 250 000 girafes qui trainent dans les rues de Montpellier et qu’on doit cacher sous le tapis.

Et bien dès le 1er octobre, on se donne la possibilité d’être surpris par l’inventivité des associations pour innover dans la réduction des girafes, pardon, des tonnes de déchets. 100 000€ sur de la participation, c’est une somme non-négociable pour co-construire avec les personnes qui sont sur le terrain, au quotidien, une politique zéro déchet digne de ce nom.

Deuxième Axe majeur : prendre à bras le corps les déchets qui restent même quand on les aura réduits drastiquement. 

2. Je vous demanderais aussi de voter la délibération 73 qui nous permet une mise à niveau du pôle déchet avec l’intégration de 17 agents dans le service. Dans ces 17 postes, il y a 5 dé-précarisations. Des CDD renouvelés de mois en mois depuis des années et qui seront, enfin, emmené vers la titularisation.

C’est la bonne nouvelle de la rentrée qui nous mettra à niveau des autres métropoles. C’est un bon début, nous revenons #backtothemap au niveau des métropoles. C’est un bon début pour commencer à penser à devenir écologistes, sociaux et innovant. Car pour aller chercher 250 000 tonnes de déchets, ben, il faut du monde. Donc c’est une politique qui imbrique très fortement conquête écologique (moins de déchets) et conquête sociale (plus d’agents et mieux traités) que nous vous demandons de valider par ces 2 délibérations.

Je vous remercie.

Soutien à la culture, aux salles – Bruno Paternot

Soutien à la culture, aux salles – Bruno Paternot

Conseil municipal du 21 Septembre 2021

« Le spectacle, c’est l’émerveillement de l’émerveillement. »

C’est à peu près la définition numéro 69 des « mille et une définitions du théâtre » écrite par Olivier Py.

Au 1er confinement, la sidération a remplacé l’émerveillement les violences intra-familiales ont explosé. Pendant le 2e confinement, on nous a volé l’émerveillement le taux de dépression en France à explosé. Pendant le 3e confinement, on a commencé à oublier ce qu’était l’émerveillement. Et certains des plus jeunes n’avaient jamais vu le visage souriant d’un inconnu. On a volé les sourires aux regards des enfants, ne l’oublions pas, c’était il y a peu.

Plus de petit concert au bar du coin, plus de grands festival de musique, plus d’Opéras, plus de fanfares dans les rues, plus de joies dans les villes, plus de spectacles dans les cœurs. Les salles obscures étaient noires de tristesses. Puis, enfin, les salles de concert se rouvrent. Peut être pas martyrisées, je n’irai pas jusqu’à dire outragées, mais brisées oui. Notre réservoir à émerveillement que sont les endroits de musique sont en grand danger moral et financier.

Mais, un équilibre peut se rétablir. Doit se rétablir. Surtout à Montpellier. Depuis 2ans, on a volé aux étudiants ou étudiantes la possibilité de passer la moitié de leur études universitaires dans les bars musicaux, dans les petites salles de concerts alternatives, sur les scènes pour leur 1er concert… Les Mathias Malzieu, Zorozora, Mauresca Fracas Dub, Bonnie and Clyde de 2020 et 2021 n’existeront pas. Ils n’ont pas pu faire leurs premiers pas dans les caves ou sur les terrasses montpelliéraines. Une génération d’artiste ne naîtra pas, c’est comme ça, perdu, perdu pour l’émerveillement du territoire.

Il y a les grandes salles, le rayonnement et l’attractivité. Mais il y a aussi et surtout les petits lieux, les mini salles, les scènes alternatives, le contre-champ, les endroits confinés mais comme on aime.

La ville de Montpellier, toute au long de l’année, brille de mille et un cœurs, de toutes ces salles de concerts qui permettent aux gens, quel que soit leur niveau social, professionnel ou culturel, de se retrouver, de s’émouvoir ensemble, de s’émerveiller.