Marie Massart, présidente du MIN de Montpellier : « Nous veillons à concerner le maximum de producteurs locaux »

Marie Massart, présidente du MIN de Montpellier : « Nous veillons à concerner le maximum de producteurs locaux »

Le Marché d’intérêt national de Montpellier, géré par la Sem Somimon, fête cette année ses 60 ans. Maire de Montpellier, Michaël Delafosse, souhaite conforter l’outil pour en faire un relais puissant au service de la transition écologique, engagé depuis des années en faveur de la promotion des circuits courts et de la souveraineté alimentaire sur la commune et la métropole. La présidente du MIN, Marie Massart, a répondu aux questions de la FedEpl.

Comment le MIN de Montpellier entre-t-il en phase avec la problématique de la souveraineté alimentaire ?

Je voudrais d’abord rappeler que 500 personnes œuvrent au quotidien au marché gare pour alimenter les commerces de proximité de la ville et de la métropole de Montpellier. En tout, ce sont près 4 000 emplois directs et indirects qui sont concernés.

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60 ans du MIN (Midi Libre 06.10.2022) : Marie Massart

60 ans du MIN (Midi Libre 06.10.2022) : Marie Massart

« 500 personnes œuvrent au quotidien au marché gare pour alimenter les commerces de proximité de la ville et de la métropole de Montpellier. Nourrir la métropole est une grande responsabilité. Le MIN répond à deux objectifs principaux : permettre aux habitants d’accéder aux productions agricoles en réduisant les circuits de distribution, et proposer un prix au plus juste : le plus bas possible pour les consommateurs mais aussi rémunérateur pour les producteurs. Répondre aux enjeux climatiques et sociétaux sont aussi les nouvelles priorités du marché gare. Il doit donc être modernisé et agrandi pour accueillir de jeunes entreprises portant des projets ambitieux dans l’alimentation durable, développer le pôle de transformation, être associé à la création d’une cité de l’alimentation qui proposera une politique alimentaire responsable, de qualité, à destination du plus grand nombre. »

Marie MASSART, Présidente du Marché d’Intérêt National de Montpellier

La cantine autrement (podcast du CIRAD) avec Marie Massart

La cantine autrement (podcast du CIRAD) avec Marie Massart

Avec sa première série de podcasts, le Cirad convie les auditeurs à un tour du monde des systèmes alimentaires. Première étape à Montpellier où le projet « Ma cantine autrement » a permis l’optimisation de la restauration scolaire par 25 actions fortes liées à la lutte contre le gaspillage, à la reconnexion avec l’agriculture ou encore à l’éducation au bien manger. Une démarche qui inspire d’autres collectivités, comme celle de Rufisque au Sénégal.

Intervenant·es : 

  • Nicolas Bricas, socioéconomiste au Cirad et président de la chaire Unesco Alimentation du monde
  • Luc Lignon, directeur de la politique alimentaire à la ville de Montpellier et à la métropole
  • Marie Massart, adjointe au Maire de Montpellier, déléguée à la politique alimentaire et l’agriculture urbaine

La restauration scolaire possède un fort potentiel de sensibilisation pour mieux connaitre ce qui se cache derrière le simple fait de manger. Il s’agit, en outre, d’un service public vital surtout pour les familles défavorisées.

Le projet Ma cantine autrement, développé par la Ville de Montpellier, est l’un des plus ambitieux de France dans son domaine. « Il concerne l’ensemble des jeunes montpelliérains inscrits à la cantine, soit 22 000 enfants qui déjeunent dans les 85 restaurants scolaires de la ville et les 42 centres de loisirs », résume Luc Lignon, directeur de la politique alimentaire de la Ville de Montpellier.

La politique alimentaire de Montpellier a intéressé le département de Rufisque au Sénégal qui jouxte Dakar. La collectivité a contacté la chaire Unesco Alimentation du Monde, dont Nicolas Bricas, socioéconomiste au Cirad est titulaire. « Après plusieurs visites et échanges entre les deux villes, un projet de coopération financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a démarré fin 2019 avec une volonté d’échange et d’apprentissage mutuel », explique le chercheur. Celui-ci porte à la fois sur la question des infrastructures de marché, sur la restauration scolaire et sur la gouvernance d’une politique alimentaire territoriale.